ALBI ou BLANC

Nom très repandu dès le Moyen Âge, en Valais, Vaud et Chablais. A une lignée remontant à Jacques Albus, de Vevey, cité en 1225, paraît se rattacher une famille qui intervient au siècle suivant à Villeneuve, Bex, Vouvry, Saint-Maurice et Sion. Perrod Albi, de Villeneuve, notaire, est Bourgeois et syndic de Saint-Maurice en 1351-1352, puis vice-châtelain. Famille éteinte vers la fin du XVIe siècle. Coupé: d'or au lion de gueules issant de la partition ; et d'azur à 3 fers de lance de tournoi d'argent posés 2 et 1.(Armoriaux valaisan, vaudois, genevois, chablaisien.) Les fers de lance de tournoi sont parfois remplacés par des fers de lance ordinaires ou par des couronnes antiques à 3 rais.

AMACKER 1

Famille d'Eischoll (district de Rarogne) citée dès le XVème siècle, dont une branche s'établit à Saint-Maurice avec Joseph, qui y acquit la Bourgeoisie le 24 juin 1786 (1500 florins). Joseph-Antoine (1794-1862), fils du précédent, fut président du Conseil municipal et bourgeoisial 1848-1850, préfet du District, député au Grand Conseil, au Conseil des Etats 1857-1859 ; Hyacinthe, maréchal-forgeron, président du Conseil municipal 1937-1956, député au Grand Conseil, juge de commune.- Famille bourgeoise domiciliée (1970) . 
Une branche établie a Unterbäch a essaimé à Unterems dont elle est devenue bourgeoise en 1914, puis à Oberems en 1938 ; des branches d'Eisholl ont reçu droit de cité à Genève en 1961 et à Horgen (Zurich) la même année. 
I.- D'azur à une arche de pont d'argent reliant 2 maisons d'argent, ouvertes de sable, à dextre, et l'église avec son clocher aussi d'argent et ouvert de sable, à senestre, et une champagne de sinople en pointe. (Armorial valaisan.) 
La champagne verte se rapporte au nom de famille : am Acker, vers le champ (ad agrum). Le pont fait peut-être allusion à Neubrücken (Stalden) où paraît au XVe siècle une famille de même nom, qui est peut-être la souche de celle d'Eischoll.

AMACKER 2

II. - D'azur au lion passant d'or, armé et lampassé de gueules, sur un promontoire de sinope en pointe, tenant sur son épaule droite une lance d'argent et arrêtant de sa patte gauche une boule ou un rocher d'argent au sommet du promontoire, avec deux étoiles d'argent en chef. (Amorial valaisan.)

Le promontoire paraît également représenter le champ indiqué dans le patronyme, et le lion tenant ou roulant une boule au sommet de ce promontoire et montant la garde au bord de celui-ci veut aussi traduire l'expression : am Acker.

ARLETTAZ 2

II.- Ecartelé : aux I et IV d'argent à une marguerite d'azur : aux II et III de gueules à la barre d'or accompagnée de 2 étoiles du même. (Archives cantonales : Fichier héraldique.)

La fleur (aster alpinus) évoque les Alpes et, donc, le patronyme. La barre et les étoiles font allusion à la route du Grand-Saint-Bernard et à l' habitat de l famille sur les deux versants du célèbre passage.

ARLETTAZ 1

 Famille originaire de Liddes et plus anciennement de la vallée d'Aoste, qui a essaimé dans plusieurs communes, notamment Sambrancher, Bovernier, Martigny, Fully ; des branches ont acquis droit de cité à Genève en 1922, Peseux (Neuchâtel) en 1927, Sion en 1934. Une branche est devenue bourgeoise de Saint-Maurice en la personne de Gaspard Arlétaz, le 26 juin 1784 (1500 florins). Germain est reçu dans la Confrérie de Saint-Louis en 1846.

I.- De gueules au dragon d'or sous une arche de pont de sable, maçonnée d'argent, appuyée aux flancs, surmontée elle-même de 3 monts d'argent. (Archives cantonales : Fichier héraldique.)

Les monts font allusion au nom qu'on interprète comme arpettes ou alpettes. Le pont évoque un ingénieur de la famille (génie civil), mais on peut voir aussi dans ce pont passant au-dessus d'un dragon un rappel des «ponts du diable» qu'on trouve dans plusieurs défilés alpestres.

BARMAN 1

Nom tiré du lieu-dit Barmaz ou Balma  signifiant : grotte, abri sous roche. Famille originaire de Vérossaz où elle est citée dès 1286, et qui a essaimé dans toute la région. Jean, fils de Pierre, reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 20 mai 1657 (500 florins), est l'auteur d'une famille très nombreuse. Une branche patricienne a joué un rôle important par ses magistrats et ses officiers, entre autres : Joseph-Hyacinthe-Marie (1800-1885), député aux Diètes cantonale et fédérale, 1er président du Grand Conseil 1839, 1840-1841, ministre de Suisse à Paris 1856-1857, colonel fédéral ; Marie-Louis-Gaspard (1805-1890), frère du précédent, officier au service de France, puis du Saint-Siège, colonel fédéral, président du Conseil municipal 1853-1855, 1861, 1865-1872, député au Grand Conseil, au Conseil national 1860-1878 ; Louis-Maurice (1808-1878), frère des précédents, conseiller d'Etat 1840-1843, 1848-1850 et 1852-1857, président du Grand Conseil 1847-1848, conseiller national 1848-1857, colonel fédéral. Branche éteinte en 1950. Une autre branche, représentée par Jean-Pierre et ses cousins les trois frères Jean-Hubert, Pierre-Maurice et Joseph-Jérôme, fils de Louis, de La Doey (Vérossaz), a été reçue dans la Bourgeoisie le 5 mars 1842 (30 louis pour Jean-Pierre et Pierre-Maurice, 25 pour Jean-Hubert et Joseph-Jérôme). Auguste (1894-1946), cafetier, président du Conseil bourgeoisial 1945-1946 ; Paul, fonctionnaire fédéral, président du Conseil bourgeoisial 1965-1968.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Des branches de la famille de Vérossaz sont devenues bourgeoises de Lausanne et de Veytaux (Vaud) en 1956, de Carouge (Genève) en 1959 ; d'autres, de Massongex, sont devenues bourgoises de Zurich en 1955 et de Roche (Vaud) en 1956 ; d'autres encore, venant de Saint-Maurice, ont acquis droit de cité à Genève en 1905 et 1962, et à Montreux en 1956.

I.- Parti : d'azur au château mi-parti à une tour d'argent, ouvert de sable, mouvant du trait de la partition, surmonté d'une étoile à 6 rais d'or ; et d'or à 3 fasces bretessées de gueules. (Armorial valaisan).

Ces armes, de caractère italien, appartiennent à la branche patricienne éteinte et furent peut-être créées pour l'un des officiers que cette famille a donnés au service du Piémont dès la fin du XVIIe siècle. Le château fort et les fasces bretessées (représentant des murailles crénélées) sont des allusions militaires.

 

BARMAN 2

II.- Parti : de gueules à la tour crénelée d'argent, maçonnée et ouverte de sale, adextrée d'un avant-mur de même, surmonté d'une étoile à 6 rais d'or ; et d'argent à 3 verrous de sable passés dans 2 crampons du même. (Amorial valaisan.)

Ces armes, portées par les familles actuelles, dérivent des précédentes dans une représentation plus réaliste. Elles font aussi allusion à l'art militaire et jouent peut-être sur le nom Barman interprété comme : homme préposé à la garde, à des barres ou barrières.  

BARTOLOMEI

Nom tiré du prénom Bartolomeo, Barthélémy. Famille importante de Suse en Piémont, où elle paraît dès 1180, et qui serait peut-être d'origine germanique. Une branche s'établit au XIVe siècle en Valais où elle acquit les Bourgeoisies de Saint-Maurice et de Sion et tint un rôle en vue : Benoît, Bourgeois de Saint-Maurice et de Sion, licencié en droit, châtelain abbatial de Bagnes 1339 et de Vouvry 1349, vice-major d'Ardon-Chamoson 1367, intervient dans de nombreux actes jusqu'en 1373. La famille a donné l'abbé de Saint-Maurice Jean Ier, de 1356 à 1376. Famille éteinte à la fin du XIVe siècle.

Echiqueté d'or et de gueules. (Armorial valaisan.)

D'après le sceau de l'abbé.

BAUD 1

Famille de Morzine en Chablais, qui essaime au XVIIe siècle à Evian, où elle donne des notaires et, vers 1800, à Saint-Maurice, où elle est agrégée en 1871 à la Bourgeoisie en la personne de Joseph. Citée parmi les familles bourgeoises domiciliées en 1898.

I.-Coupé : d'or à l'aigle de sable languée et armée de gueules, cantonnée en chef de 2 étoiles aussi de gueules ; et d'azur au bœuf d'or. (Armorial valaisan.)

Ces armes, très anciennes et très répandues, se présentent aussi avec un chef d'Empire sans les étoiles ; elles jouent sur le nom que l'on trouve parfois sous la graphie Bos (bœuf).

 

BAUD 2

II.- D'or à la fasce de gueules, chargé en chef d'une rose de gueules, en fasce de 3 étoiles rangées d'argent, en pointe d'un cœur de gueules. ( Académie Chablaisienne : Armorial ms. J.Baud.)

D'après un cachet de François Baud, syndic d'Evian, sur une lettre du 10 juin 1647 au capitaine de Quartéry à Saint-Maurice.

BERODY

Ancienne famille de Saint-Maurice qui paraît se rattacher à la famille de même nom, aujourd'hui bérod, connue dans la vallée  d'Illiez depuis 1350. La branche de Saint-Maurice, citée dès le XVe siècle, admise à la Bourgeoisie à une date inconnue, fournit de nombreux notaires, magistrats, ecclésiastiques, écrivains et chroniqueurs, notamment : Gaspard (né vers 1582, 1646), d'abord notaire, recteur du collège, puis chanoine de l'Abbaye, prieur, auteur de pièces de théâtre et surtout d'une précieuse Chronique de 1610 à 1642, et son frère Guillaume (1586-1666), capucin sous le nom de père Sigismond, auteur d'une Histoire du glorieux saint Sigismond (Sion, 1666). La famille s'est éteinte vers 1700.

(De sable) au bélier d'argent, accorné et onglé d'or, dressé sur le mon de 3 coupeaux (de sinople). (Armorial valaisan.)

D'après un sceau de 1659.

La famille Bérod, d'Illiez, a relevé ces armes avec les émaux ci-dessus, en ajoutant 2 étoiles d'or en chef pour se distinguer des Bérody de Saint-Maurice. Le bélier (bera ou bero en patois) fait allusion au nom.

BERTRAND

La famille Bertrand tire son nom d'un ancien prénom : Bertrand. Elle apparaît d'abord à Coise, dans la vallée de l'Isère, entre Chamoux et Montmélian (Savoie), d'où elle passa à Aix-les-Bains et y acquit la Bourgeoisie, puis à Faverges, au sud-est d'Annecy (Haute-Savoie), enfin à Saint-Maurice où elle s'établit peu avant 1747 en la personne de Jean-Pétermand (mort en 1780), notaire, curial de l'Abbayer, l'un des fondateurs de la Confrérie de Saint-Amédée des Savoyards en 1764 ; son fils Louis-Benjamin (1759-1815), notaire, fut reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 18 novembre 1804 (500 florins). Le fils aîné de celui-ci, Adrien (1781-1805), fut reçu Bourgeois de Monthey le 11 juin 1815. Adrien (1804-1868), fils de prédit Adrien, épouse Aglaé de Quartéry, est notaire, sous-préfet, greffier du Tribunal ; son fils Auguste (1832-1890), chanoine de l'Abbaye, directeur et préfet (recteur) du collège, prieur, élu abbé-évêque en 1888, refuse ; son neveu Jules-bernard ( 1882-1943), est pharmacien, sous-préfet, historien.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

D'azur à l'autel (ou colonne gablée avec socle et etablement ) d'argent, supporté par 3 monts de sinople en pointe et surmonté de 3 étoiles d'or en chef posées 1 et 2. (Armorial valaisan.)

BIOLEY ou BIOLLAY 1

Cette famille dont l'orthographe a varié : Bioley, Biollay, tire son nom du Bioley, près de Daviaz (Massongex), où elle apparaît dès 1285. Jacques est reçu Bourgeois de Saint-Maurice en novembre 1625 (500 florins), puis Jean, fils de Pierre, le 1er novembre 1693 (400 florins et un mousquet). Ce dernier est l'auteur d'une branche distinguée qui a donné des magistrats, officiers et écrivains, notamment Joseph (1814-1890), président du Conseil bourgeoisial 1850 ; Emile (1819-1857), avocat, député au Grand Conseil 1893-1895, conseiller d'Etat 1871-1884 et 1904-1913, conseiller national ; Pierre (1880-1929), neveu du précédent, historien et héraldiste.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

I.-Bioley : Écartelé : au I d'azur au bouleau d'or, futé d'argent, sur 3 monts de sinople ; aux II et III d'argent au coq de sable, crêté et membré de gueules, sur un mont de 3 coupeaux de sinople, le coq du III contourné ; au IV d'azur à l'étoile d'or. (Armorial valaisan.)

BIOLEY ou BIOLLAY 2

II.- Biollay : Ecartelé : au I d'argent au bouleau de sinople sur 3 monts du même ; aux II et III d'azur au coq d'or sur un mont de 3 coupeaux de sinople ; au IV de sinople à l'étoile d'or.

Le bouleau évoque le lieu-dit d'origine et le nom, la biole étant un mot dialectal signifiant : bouleau. Variantes dans les émaux.

BLANC 1

Famille originaire d'Abondance en Chablais, où elle paraît sous le nom d'Albi  ou Blanc. Humbert, notaire, instrumente en 1407. Jean-Nicolas est chanoine de Sion en 1524, mort en 1544 ; Pierre figure parmi les représentants d'Abondance lors de la dédition au Valais en 1536. Au XVIIIe siècle et au début du XIXe, la famille donne plusieurs ecclésiastiques estimés. La famille s'est répandue dans toute la vallée d'Abondance et le pays de Gavot : à Evian, Neuvecelle, Bernex, Saint-Paul, Lugrin, Thollon, etc. Elle a essaimé en Bas-Valais. A Evionnaz Jean Blanc épouse en 1781 Maire-Marguerite Dubois ; son fils Nicolas-Joseph est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 24 juin 1817 (50 louis). La famille continue à Nyon (Vaud), où elle a acquis droit de bourgeoisie en 1955.

I.- Coupé de gueules et d'or à 3 étoiles à 6 rais de l'un dans l'autre, 2 en chef et 1 en pointe, les feux champs séparés par une fasce d'azur chargée de 2 canettes affrontées d'argent. ( Accadémie Chablaisienne : Armorial ms. J. Baud.)

D'après un cachet de 1790 du châtelain Blanc d'Evian.

BLANC 2

II.- D'azur à la fleur de lys d'argent flanquée de 2 étoiles à 6 rais d'or et soutenue d'un mont de 3 coupeaux d'argent en pointe. (Académie Chablaisienne : Armorial ms. J. Baud.)

Armes portées par la branche de la Côte-d'Arbroz au sud du col des Gets et d'Abondance.

BLANC 3

III.- Coupé : d'or au lion issant de gueules, et d'azur à 3 couronnes antiques d'argent posées 2 et 1. (Communication de la famille.)

Variante des armes de la famille éteinte Albi ou Blanc, de Vevey, Villeneuve et Saint-Maurice (voir plus haut).

 

BOCCARD

Famille de La Chapelle sur Abondance en Chablais qui essaime à Saint-Gingolph au XVIe siècle et à Saint-Maurice à la fin du XVIIIe ; à cette dernière appartient Françoise-Marie Boccard (1808-1865), chanoine de Saint-Maurice, auteur de la première Histoire du Valais imprimée (Genève, 1844) et de nombreux manuscrits. Famille notée comme Bourgeoise non domiciliée en 1898.

Coupé : d'argent à 2 bretèches gibelines de sable, maçonnées d'argent, ouvertes du champ, mouvant de la partition, surmontées de 2 palmes de sinople croisées en sautoir ; et d'or à une 3e bretèche semblable. (Armorial valaisan.)

Ces armes proviennent probablement d'une officine italienne ; les bretèches ou fortins se rapportent au nom interprété comme Borcard dérivé de burg : château fort.

BOCHATAY ou BOCHATEY

Famille originaire de Salvan où elle apparaît très ancienne et qui tire son nom du hameau de Botzatey, au-dessus du Trétien ; ce toponyme désigne lui-même un petit bois voisin. L'orthographe a varié: Botzat,Bauchat,Botzatey,Boschatey,Bochatey,Bochatay. Armand, de Salvan, conseiller national depuis 1967.- La famille essaime à Saillon vers 1560, plus tard à Saint-Maurice où Jean-Louis Bochatay ou Bochatey est reçuBourgeois en 1817 (50 louis). Des Branches de Salvan ont acquis la citoyenneté de Genève en 1911 (Bochatey)et 1926 (Bochatay).

I.-Bochatay: D'argent à 5 arbres de sinople, futés au naturel, décroissant du milieu aux côtés, posés sur un mont de 5 coupeaux aussi de sinople, et cantonnés en chef de 2 taus de sable. (Archives cantonales : Fichier héraldique ; Salvan, maison de commune.)

Les arbres rappellent le nom et l'origine ; les taus évoquent Jean-Innocent Bochatay (mort en 1717), officier au service de France sous les ordres d'un colonel de Kalbermatten et allié à sa famille.

BOCHATAY ou BOCHATEY 2

II.- Bochatey: Palé de gueules et d'argent au cerf d'or dressé sur un mont de 3 coupeaux de sinople en pointe. (Archives cantonales ; Fichier héraldique; Salvan, maison de commune.) Variante : le cerf remplacé par un bouquetin en raison d'une certaine attraction paronymique.

BONET

Famille de Saint-Maurice des XIIIe et XIVe siècles, qui porte aussi le nom de Montigny, d'une localité du Chablais dont elle était originaire, et qui paraît dans l'orbite des sires d'Arbignon. Pierre, surnommé Bonet, est qualifié Bourgeois de Saint-Maurice en 1258 et 1265. Son sceau armorié et son contre-scel sont, selon la remarque de D.-L. Galbreath, un rare exemple pour un simple bourgeois à cette date. Notons que Pierre Bonet laissa une postérité : on lui connaît en effet au moins deux fils : Henri et François, qui paraissent dans les notes du Minutarium maius des Archives abbatiales.

(D'azur) au lion passant (d'or). (Armorial valaisan.)

BORDET

Famille de Vinzier en Chablais, qui essaima à Saint-Maurice au début du XIXe siècle et fut agrégée à la Bourgeoisie en 1871 en la personne de François. Famille citée en 1898 parmi les familles bourgeoises domiciliées, elle va à Genève avant 1928, où elle acquiert l'indigénat de Collex-Bossy en 1928 et est appelée Bordet ou Burdet. Variante du nom: Bordex.

Tiercé en fasce: au I d'azur au lion passant d'or, lampassé de gueules; au II d'or à 2 croisettes recroisettées de gueules; au III d'azur à une croisette semblable d'or. (Académie Chablaisienne.)

D'après un cachet de 1658 aux archives de l'Armorial de Savoie.

BORGEAT

Famille de Salvan qui apparaît à Giétroz autour de 1400; une branche habita longtemps le hameau du Planet, proche du Trétien, où Antoine Borgeat dispose de ses biens en 1605. La famille a essaimé à Saint-Maurice à la fin du XVIIe siècle, où François, fils de Michel Borgeat, de Salvan, demeurant à La Balmaz (Evionnaz), est reçu Communier le 1er novembre 1696 (250 florins). Au XIXe siècle, la famille essaime aussi a Saxon.

D'argent à une fasce rénelée de sable, maçonnée d'argent, brochant sur le tronc d'un arbre arraché de sinople, fûté au naturel, accompagné en chef de 2 étoiles de gueules. (Archives cantonales : Fichier héraldique ; Salvan, maison de commune.)

La fasce crénelée évoque les remparts d'un bourg et fait allusion au nom qui signifie bourgeois, habitant du bourg.

Une famille du même nom, mais de souche différente, est citée à Chermignon, dans la paroisse de Lens, depuis 1286.

BORGEAUD

Famille citée dès le XIVe siècle à Vouvry, dès le XVIe à Collombey. Son nom a passé par de nombreuses formes: son premier représentant, Nicod de Burgo, à Vouvry, reconnaît tenir un pré en fief du chanoine sacriste de Saint-Maurice en 1343; on rencontre ensuite les variantes: de Borjaulx 1451, de Borjoli 1485. Jacques Borjaudi, mort avant 1526, tient de l'Abbaye de St-Maurice une «rape» et une vigne à Vouvry; Humbert Borjaud, syndic, est l'un des représentants de Vouvry pour la dédition au Valais en 1536. Les formes suivante sont : Borjaulx, Borjaux, Borjeaux, Borgeaux, Bourgeaux, Borgeaud, Borgeo, Borgeot. Joseph-François Bourgeaux ou Borgeot épouse le 9 août 1761 Marie-Christine Murisier, de Saint-Maurice, et est reçu Bourgeois de cette ville le 1 er novembre 1772 (2830 florins). Des branches de la famille de Collombey-Muraz sont devenues bourgeoises de Vionnaz en 1903, de Dardagny (Genève) en 1905 et de Bâle en 1958.

D'azur à la tour crénelée d'argent, maçonnée et ouverte de sable, mouvant de la pointe, surmontée d'une flèche d'argent d'argent posée en fasce, brochant sur son arc du même, cantonnée en chef de 2 étoiles aussi d'argent. (Armorial valaisan.)

BRUCHON

Famille d'Evian qui donna plusieurs notaires. Jean-Antoine, né à la Touvière (filiale de Neuvecelle), ordonné prêtre en 1749, est vicaire à Saint-Maurice en 1752-1754 et curé de Massongex de 1763 à sa mort en 1787. Son frère Joseph, allié en 1759 à Anne-Marie Puerpaz, de Port-Valais, est l'auteur de la branche de Saint-Maurice où son fils, appelé aussi Joseph, allié en 1800 à Louise Dumont, de Saint-Pierre-de-Clages, est reçu Bourgeois le 1er octobre 1815 ( 50 louis). L'un de ses fils, François-Marie ( 1808-1867), chanoine de l'Abbaye, vicaire à Salvan, professeur au collège, missionnaire en Algérie, fit la première ascension de la Cime de l'Est (Dents-du-Midi) avec Nicolas Délez, de Mex, le 16 août 1842, et en publia une relation dans la Gazette du Simplon. Famille encore citée parmi les familles bourgeoises domiciliées en 1898.

D'or à l'ancre d'azur cantonnée en chef de 2 étoiles de gueules. (Académie Chablaisienne : Armorial ms. J. Baud.)

D'après le cachet d'André Bruchon, d'Evian, notaire, 1723. L'ancre rappelle le lac Léman, et cette allusion est encore renforcée par le cimier qui monte au cygne issant d'argent, tenant dans son bec un anneau d'or.

BURNIER

Famille originaire de Samoëns en Faucigny (Haute-Savoie), venue à Saint-Maurice au XVIIIe siècle, où Claude-François fut reçu Bourgeois en 1842, puis ses fils (majeurs avant 1842) Jacques en 1848 et Jean en 1860 (1500 francs pour ce dernier). Pierre (1836-1900), fils de Jacques, fut chanoine de l'Abbaye, professeur de Rhétorique, enfin curé de Vérossaz, dernier représentant de sa famille à Saint-Maurice. Maurice, fils de Jean, émigra en Amérique. Une autre famille, peut-être parente de la précédente, fut admise à la Bourgeoisie de Saint-Maurice en 1871; un rameau de celle-ci est devenu bourgeois de Neuchâtel en 1903.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

De gueules à une flèche d'or appointée d'argent, levée en pal, soutenue d'un mont de 3 coupeaux de sinople et accostée de 2 roses d'or. (Armorial valaisan.)

Ces armes sont variante de celles indiquées par d'Angreville pour la famille Burnier, de Sion, famille éteinte, qui portait les roses tigées et feuillées de sinople, variante elle-même des vieilles armes de la famille Burnier de Rossinières au Pays d'En-Haut (Vaud)- dont descendait la famille sédunoise- et qui porte des étoiles à la place des roses.

BURQUIER

Mgr Bernard-Alexis Burquier ( 1871-1943), de Saint-Paul sur Evian, en Chablais, d'abord missionnaire de Saint-François de Sales, professeur aux collèges d'Evian et de Mélan, devint en 1907 chanoine de l'Abbaye de Saint-Maurice, puis abbé-évêque de 1932 à sa mort. Naturalisé Valaisan, il fut reçu Bourgeois d'honneur de Saint-Maurice le 18 septembre 1932.

Tiercé en pairle renversé: au I d'or au château crénelé à 2 tours de sable, ouvert du champ, posé sur un mont de 3 coupeaux de sinople et surmonté d'une épée haute de gueules; au II de gueules à la croix tréflée d'argent; au III d'azur à l'étoile à 7 rais d'argent.

Le château rappelle le nom Burquier, dérivé de burg; l'épée fait allusion à Saint-Paul, lieu d'origine du prélat; la croix tréflée d'argent sur le champ du gueules est le blason de l'Abbaye de Saint-Maurice, et l'étoile à 7 rais d'argent sur champ d'azur est celui de l'évêché de Bethléem dont le titre a été uni à celui d'abbé par Grégoire XVI.

CATELANI 1

Famille patricienne de Saint-Maurice, connue dès le XVe siècle, qui a donné de nombreux notaires, magistrats, ecclésiastiques et officiers aux services étranges. Famille éteinte en 1862.

I.- D'azur au gland d'or, tigé et feuillé de sinople, attaché à un fragment de branche au naturel, cantonné de 2 étoiles d'or en chef. (Armorial valaisan.)

CATELANI 2

II.- De gueules au pal d'argent chargé d'une tête d'homme au naturel portant un bandeau d'or, le pal encadré sur le champ de gueules d'une couronne de feuillage de sinople tombante, avec un chef d'or chargé d'une aigle couronnée de sable. (Armorial valaisan.)

Diplôme d'Antoine Bonacina, de Milan, XVIIIe siècle.

CAVELLI

Famille originaire d'Ollon, près Aigle (Vaud), où elle apparaît à la fin du XIIIe siècle et se maintient jusqu'au début du XVe ; elle essaime vers 1300 à Saint-Maurice, vers 1400 à Orsières et à Conthey, vers 1440 à Martigny; elle occupe partout une place notable. Pierre est cité en 1340 comme Bourgeois et syndic de Saint-Maurice; la branche de Saint-Maurice donne une série de notaires, magistrats et grands bannerets. Branche éteinte en 1599. Seule subsiste la branche d'Orsières.

De gueules à la tour ronde crénelée d'argent, maçonnée de sable, mouvant de la pointe, au comble d'argent. (Armorial valaisan.)

CHAPPELET

Famille de Salvan, qui paraît au XIVe siècle au hameau du Biolley ou Bioley, dont elle porte primitivement le nom; des actes du XVIe siècle la nomment: du Bioley ou du Biolay alias Chaplet. Une branche était établie à Saint-Maurice aux XVIe et XVIIe siècles. Une seconde branche s'y fixa avec Pierre-Antoine reçu Bourgeois le 1er novembre 1754 ( 1500 florins) et son neveu Jean-Joseph le 28 janvier 1786 ( 1500 florins) ; cette branche a donné plusieurs magistrats, entre autres: Maurice 1885-1887, député au Conseil des Etats et au Conseil national.

D'azur à une chapelle de chimiste d'argent, cantonnée en chef de 2 étoiles à 6 rais d'or. (Armorial valaisan.)

La chapelle de chimiste joue avec le nom de la famille.

CHALLAND

Famille de Bourg-Saint-Pierre citée dès le XVe siècle, et qui paraît issue des anciens sires de Challand ou Challant, illustre famille féodale de la vallée d'Aoste qui se rattache aux vicomtes d'Aoste du XIe siècle, eux-mêmes apparentés aux carolingiens. Les Challand se sont répandus dans tout l'Entremont et le Valais romand, donnant des notaires et des ecclésiastiques. Antoine s'établit à Saint-Maurice et y fut reçu Bourgeois le 1er novembre 1794 ( 70 louis). La famille s'est éteinte en Valais au début du XIXe siècle, mais une branche, originaire de Liddes, a acquis la Bourgeoisie de Bex en 1756, d'où elle essaimé à Genève où elle a été naturalisée en 1875 et où elle subsiste encore.

Coupé de gueules et d'argent, à la bande brochante de sable, chargée de 2 étoiles d'argent. (Armoriaux valaisan, vaudois et genevois.)

Ces armes dérivent de celles des sires de Challant ( éteints en 1837), qui portaient : d'argent au chef de gueules, à la bande de sable brochant.

CHARLETY 1

Famille originaire de Chamonix ( Haute-Savoie) qui s'est répandue en divers lieux, notamment à Sallanches et Saint-Maurice. Jean, établi en cette dernière ville en 1437, reçu Bourgeois en 1444, est l'auteur d'une branche patricienne, éteinte en 1824. Elle a donné des magistrats, officiers, ecclésiastiques, en particulier Louis Ier Nicolas Chartély, abbé de Saint-Maurice de 1719 à 1736.

I.-D'or à 4 pals de sable. (Armorial valaisan.)

CHARLETY 2

II.- D'or à 4 pals alaisés de sable, les 2 de flancs retraits. (Armorial valaisan.)

Ces armes paraissent formées d'une ancienne marque de famille.

CHASSE

Vieille famille d'Evionnaz et Saint-Maurice, citée par Pierre Bioley parmi les anciennes familles bourgeoises de la ville sans date connue d'admission; elle figure encore parmi les familles bourgeoises domiciliées en 1898. Elle paraît avoir essaimé à Versoix (Genève) au XIXe siècle; puis on perd sa trace. Pierre-Barthélémy Chasse était curé de Saint-Sigismond en 1713-1734.

Pour rappeler cette ancienne famille sont proposées les armes suivantes basées sur le nom: De gueules au lévrier d'argent, colleté d'or, accompagné de 2 cors de chasse d'or, l'un en chef, l'autre en pointe. (Commission héraldique.)

CHEFFRE

Cette famille présente un cas typique de francisation du patronyme qui était d'abord de forme germanique:Schaefer, Schaeffer puis Scheffer, enfin Cheffre. Ce nom désigne à l'origine un gardien de moutons, un berger. Jacques-Paul Schaeffer, originaire du Wurtemberg, fut reçu Bourgeois de Saint-Maurice en 1871 (1000 francs). Famille bourgeoise domiciliée (1970).

D'azur au bélier d'argent, accorné et onglé d'or, saillant sur une champagne de sinople, brochant sur une houlette de berger d'or posée en barre, et accompagné au canton dextre du chef d'une étoile à 6 rais d'or. (Commission héraldique.)

Toutes les familles Schaefer ou Scheffer portent, avec des variantes, de telles armes parlantes où se retrouvent bélier ou agneau, la houlette du pasteur et l'étoile qui sert de guide aux bergers.

CHESSEX

Famille qui paraît être originaire de Chessel dans la plaine du Rhône, en face de Vouvry, où des Chessel sont cités au XIVe siècle. Henri Jaccard indique les variantes suivantes du toponyme: Chessez en 1312, Chessey en 1364, Chosel en 1428, aujourd'hui Chessel. La famille a essaimé dans la région de Montreux, où François Chessey est établi aux Planches en 1509, et dans la région d'Evian, à Féternes, Champanges, Larringes, Saint-Paul, etc. Un rameau des Chessel de Champanges a été anobli par le duc Charles-Emmanuel Ier, en 1594; rameau éteint à la fin du XIXe siècle. Pierre-Antoine Chessex, fils de feu François, Bourgeois d'Evian, cordonnier à Saint-Maurice, est reçu Bourgeois le 24 juin 1790 (1500 florins). Famille éteinte avant 1880.

De sable à 2 bandes d'argent chargées chacune d'une rose de gueules, les 2 posées en pal. (Académie Chablaisienne: Armorial ms.J.Baud ; A. de Foras : Armorial et Nobiliaire de Savoie, I, 403.)

Dans le Pays de Vaud, la famille de Montreux port d'autres armes.

CHEVALLEY

Famille originaire de Bernex sur Evian, en Chablais, où elle est citée dès 1429. Une branche s'est fixée à Monthey à la fin du XVIIIe siècle et y a acquis la Bourgeoisie en 1848 et 1874. Une autre branche, à Saint-Maurice, descend d'Henri-Marie, venu de Bernex et reçu Bourgeois le 25 novembre 1815 (25 louis d'or). Henri-Maurice (1884-1949), député au Grand Conseil 1921-1925. Une troisième branche, venue à Saint-Maurice en 1803 et naturalisée en 1871 en la personne de Sigismond, s'établit ensuite à Monthey.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

De gueules à la licorne d'or dressée, accompagnée au canton senestre du chef d'une étoile également d'or. (Armorial valaisan; Académie Chablaisienne: Armorial ms. J.Baud.)

La licorne est un animal fabuleux, sorte de cheval noble, qui fait ici allusion au nom Chevalley interprété comme conducteur de chevaux. Au lieu de l'étoile on trouve aussi la licorne d'argent cantonnée en chef de 2 flanchis du même (cachet du XVIIIe siècle).

COMMAND

Famille de La Chapelle sur Abondance et de Vinzier en Chablais. Pierre Comand, de La Chapelle, figure parmi les représentants du lieu lors de la dédition au Valais en 1536. André-Victor (1802-1871), de La Chapelle, prêtre en 1829, fut curé de Crempigny et de Manigod. Les frères Michel et André, de Vinzier, s'établirent vers 1800 à Saint-Maurice où la famille est admise à la Bourgeoisie en 1871; elle figure encore parmi les Bourgeois non domiciliés en 1898.

De gueules à un coeur d'or surmonté d'une croix pattée du même. (Académie Chablaisienne: Armorial ms. J. Baud.)

D'après un cachet de J. Command, du 26 novembre 1688 (Archives de Lavallaz, Collombey). Ces armes veulent sans doute exprimer les vertus de foi (croix) et de charité (coeur).

CORDIER

Famille mentionnée au XIVe siècle à Saint-Maurice où elle occupe une place en vue, peut-être originaire d'Illarsaz (district de Monthey). Elle fournit plusieurs magistrats, parmi lesquels on cite Pierre, Bourgeois et jurispérite en 1350, syndic en 1351-1352. Famille éteinte au milieu du XVe siècle.

(De gueules) à la fasce (d'argent) accompagnée de 3 têtes de léopards (d'or lampassés de gueules), 2 en chef et 1 en pointe. (Armorial valaisan.)

D'après le sceau de Thomas, de 1363, interprété par D.-L. Galbreath. Toutefois, le baron d'Yvoire, qui descend de la famille Cordier par l'alliance, en 1408, de François Bovier ( ancêtre des barons d'Yvoire) et de Jeanne Cordier, pense que l'écu montre plutôt les armes suivantes: de gueules à la fasce d'argent accompagnée de 3 écussons du même , 2 en chef et 1 en pointe. Ces armes auraient été reprises par François Bovier: de fait, elles sont portées par sa descendance. Cf. Archives Héraldiques Suisses, 1947, pp. 109-110.

COQUOZ

Famille de Salvan qui apparaît en 1329 avec Jean Quoqus et qui donne plusieurs notaires, magistrats et ecclésiastiques: Jean (1890-1948),conseiller d'Etat 1942-1948, colonel. Selon l'historien Louis Coquoz, la famille serait peut-être originaire de la vallée d'Aoste où une famille Cocquoz est largement représentée. Dès la fin du XVIe siècle, la famille Coquoz est établie aux Granges et aux Marécottes; au début du XVIIe, Pierre Cocquoz, de Salvan, habite Saint-Maurice, y épouse Jeanne Bérody et y fait souche. Des Coquoz des granges descendent à Evionnaz, d'où Maurice est reçu Communier de Saint-Maurice le 24 juin 1757 (50 écus). La famille est encore représentée à Salvan, Vernayaz et Evionnaz; une branche de Salvan a acquis la Bourgeoisie de Finhaut en 1896; d'autres branches, d'Evionnaz, sont devenues bourgeoises de Chêne-Bourg (Genève) en 1904 et de Thônex (Genève) en 1905; de même, un rameau de Vernayaz a été naturalisé à Lancy (Genève) en 1959.

De gueules au cheval d'argent, onglé, criné et harnaché d'or, dressé sur un mont de 3 coupeaux de sinople, accompagné au canton senestre du chef étoile à 6 rais d'argent. (Archives cantonales: Fichier héraldique; Salvan, maison de commune.)

COUTAZ 1

Les fils d'Antoine Costaz ou Costa d'Evionnaz sont reçus Bourgeois de Saint-Maurice en novembre 1625 (500 florins). Les frères Pierre-Maurice et Jean-Louis Coutaz, fils de Barthélémy, de Vérossaz, sont reçus Bourgeois de Saint-Maurice: Pierre-Maurice, le 5 mars 1842 (34 louis), Jean-Louis en 1846 (41 louis). Robert (1878-1962), employé CFF, fut président du Conseil bourgeoisial 1946-1952, ainsi que son fils Robert, pareillement employé CFF, président du Conseil bourgeoisial 1957-1964, député 1965-1969.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Outre Saint-Maurice, la famille est ancienne et encore vivante à Verossaz et Massongex; des rameaux de Saint-Maurice se sont fait naturaliser à Genève en 1948, Lausanne en 1956 et Bardonnex (Genève) en 1962.

I.- Taillé: d'azur au flanchis d'argent; et d'or à la montagne de sinople posée en barre, portant à mi-côte une maison de sable maçonnée et ouverte d'argent, toilée de gueules. (Archives cantonales: Fichier héraldique. Variantes dans les couleurs.)

Le flanchis est une ancienne marque à bois de la famille à Verossaz; la maison sur la montagne évoque le nom: la côte.

 

COUTAZ 2

II.-D'azur au chevron versé et alaisé d'or, accompagné en pointe d'un mont de 3 coupeaux de sinople et en chef d'un croissant figuré et versé d'argent, lui-même surmonté de 3 étoiles aussi d'argent posées 1 et 2. (Archives cantonales: Fichier héraldique, et communication de la famille. Variantes.)

Le croissant regarde la montagne qui évoque le patronyme; le chevron versé et alaisé est une ancienne marque de la famille à Saint-Maurice.

DAGAUSTINI

Antoine- Joseph- Marie- Henri- Félix (1742-1823), originaire de Macugnaga (Ossola), reçu Valaisan et Bourgeois de Loèche dès sa jeunesse, officier aux services de France et d'Espagne, avocat à Brigue, major épiscopal d'Ardon-Chamoson, gouverneur de Monthey nommé en 1784 pour le dizain de Brigue, représentant du Valais au Sénat helvétique, grand bailli de la République valaisanne 1802-1807, membre du Conseil général du Département du Simplon 1810, délégué du Valais à la Diète fédérale 1817-1821, de nouveau grand bailli 1821-1823, créé comte palatin par Pie VI 1779, et marquis par le roi de Sardaigne Charles-Félix 1822, reçut le 7 avril 1805 le titre de Bourgeois d'honneur de Saint-Maurice. Il n'a laissé que deux filles alliées dans les familles Stocklper et Allet.

Ses armoiries ont considérablement varié. Celles qui furent plus stables et plus fréquente, les plus belles aussi, sont : Parti d'or et de sable à 2 lions affrontés de l'un dans l'autre, lampassés et armés de gueules. 

D'après le portrait du grand bailli d'Augustini au Musée de la Majorie (Sion). (Communication de M.Albert de Wolff, conservateur des Musées cantonaux.)

DANGREVILLE

Famille de Beaumont en Gâtinais (Seine-et-Marne) qui revendique Elys d'Aungrewyle ou Downgrevyle, lieutenant de Guillaume de Normandie à la bataille d'Hastins (1066), et Vaucher, croisé en 1095. Etienne d'Angreville ou Dangreville se fixa à Saint-Maurice en 1765. Son fils Hyacinthe fut incorporé à la Bourgeoisie en 1850 (Bioley). Le fils de ce dernier, Jacques-Etienne (1808-1867) , héraldiste, numismate et botaniste apprécié, fut l'auteur du premier Armorial valaisan (Neuchâtel, 1868) .

Famille éteinte en 1940.

D'or au rencontre de cheval d'argent, criné de gueules, issant de la pointe, et surmonté d'une fleur de lys de gueules. (Armorial valaisan.)

La fleur de lys évoque la France, pays d'origine de cette famille.

 

DARBIGNON

Importante famille de ministériaux de l'Abbaye, citée dès le XIIIe siècle, qui tirait son nom du hameau d'Arbignon (commune de Collonges) dont elle détenait la métralie ; elle acquit en outre de nombreuses possessions dans tout le Valais romand, le Chablais vaudois et le chablais savoyard, notamment le château de Collombey, qui sera acheté en 1643 par les Bernardines pour devenir leur couvent. La famille apparaît à Saint-Maurice dès 1375, où elle acquiert droit de Bourgeoisie et où elle s'éteint en 1630.

D'azur au sautoir d'or chargé de 5 roses de gueules, boutonnées d'or et barbées de sinople. (Armorial valaisan.)

Les roses sont parfois remplacées par des tourteaux ou des annelets de gueules.

DODET 1

Famille patricienne issue d'Odettus Bessonis ou Bossonis, peut-être originaire de Troistorrents, qui épouse en 1491 Pernetter de Quartéry et est reçu Bourgeois de Saint-Maurice en 1501. La famille a donné 16 notaires, 18 syndics, plusieurs ecclésiastiques dont 2 abbés de Saint-Maurice: Pierre IV Maurice, de 1640 à 1657, et Pierre V François, de 1686 à 1698. Des branches ont acquis les Bourgeoisies de Martigny et de Sion. La famille Odet avait hérité l'ancienne maison Rapet; elle a possédé aussi le domaine des Paluds (Massongex). Le nom s'est éteint en 1934.

I.-De gueules au coeur d'argent sommé d'une croix tréflée du même, transpercé d'une flèche d'or posée en bande cantonné de 2 étoiles à 6 rais d'or en chef. (Armorial valaisan.)

Armes fixées par acte notarié du 30 octobre 1634, pour Claude Odet (mort en 1649),châtelain, banneret et lieutenant gouvernal, père de l'abbé Pierre IV Maurice.

DODET 2

II.- Ecartelé: au I et IV d'azur à la couronne d'or; au II et III de gueules à la croix tréflée d'argent, soutenue de 3 coupeaux de sinople et cantonnée de 2 étoiles à 5 rais d'or en chef. (Armorial valaisan.)

L'abbé Pierre V François Odet ne crut pas pouvoir faire usage des armes de l'abbé Pierre IV Maurice, portées par la branche issue du lieutenant gouvernal Claude, et se créa d'autre armes en s'inspirant des attributs de saint Sigismond (couronne) et de saint Maurice (crois tréflée). Variantes dans les émaux.

de BONS

Famille originaire de Bons en Chablais où elle paraît dès le début du XIIIe siècle et où elle possédait probablement une fonction féodale. Des branches se sont fixées à partir du XVIe siècle à Genève, Farges (Gex), Lausanne, Cossonay, Bréda (Hollande). Nicolas, établi vers 1569 à Thonon, y fut Bourgeois en 1585 ; son fils Claude vint à Saint-Maurice en 1621, y acquit la Bourgeoisie en novembre 1625 (500 florins), et fonda une branche importante qui donna des magistrats, des officiers aux services étrangers, et des écrivains. Charles-Louis ( 1756-1841),officier en France, notaire,  président de la Ville de Saint-Maurice 1816-1819 ; Charles-Louis (1816-1879), notaire, fut député à la Diète fédérale, président du Grand Conseil 1852-1853, conseiller d'Etat 1854-1871, romancier et poète, généalogiste et héraldiste ; Henri ( 1864-1909), notaire, président du Conseil municipal 1906-1908. Famille éteinte en 1944. Seule la branche lausannoise subsiste encore.

D'azur au cerf d'or dressé sur un mont de 3 coupeaux de sinople. (Armorial valaisan.)

de CAMANIS ou CAMAN

Famille patricienne originaire d'Antrogna Piana (Italie), qui vint à Saint-Maurice au XVe siècle et reçut la Bourgeoisie en 1510 en la personne d'Antoine. La famille a donné une série de magistrats et l'abbé de Saint-Maurice Nicolas II François Camanis, de 1704 à 1715, qui reconstruisit l'abbaye après l'incendie de 1693. Famille éteinte en 1809.

Coupé: de sinople à l'étoile d'or, et d'azur au croissant d'argent, uns fasce d'or faisant partition. (Armorial valaisan.)

de COCATRIX

Famille patricienne, originaire de Saint-Gervais en Faucigny (Haute-Savoie), d'où Jacques, fils de Gaspard, vint en Valais, à Monthey d'abord, puis à Saint-Maurice où il fut reçu Bourgeois le 24 mai 1690 (500 florins). La famille a fourni de nombreux magistrats, officiers aux services étrangers, ecclésiastiques, entre autre: l'abbé de Saint-Maurice Joseph II Antoine, élu en 1794, mort l'année suivante: son neveu François-Xavier (1789-1862) fut conseiller d'Etat en 1842, député aux Diètes cantonale et fédérale, créé baron héréditaire par le roi de Sardaigne Charles-Albert en 1835, Joseph (1822-1897), président du Conseil municipal 1875-1878; Xavier (1825-1876), médecin, président du Conseil bourgeoisial 1853-1858; Oscar (1829-1907), préfet du district, Eugène (1866-1938), médecin, préfet du district, député au Grand Conseil, Paul (1868-1947), conseiller d'Etat 1925-1937.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Palé contre-palé d'or et de gueules, à l'écu d'azur posé en abîme, chargé d'un arbre arraché d'or. (Armorial valaisan.)

Les pals rappellent le Faucigny qui porte: palé d'or et de gueules.

de COURTEN

Famille importante du Valais, établie au village de Simplon au XIIIe siècle, et antérieurement à Cantu (entre Côme et Milan), et qui se rattacherait aux Curti des XIe-XIIe siècle à Pavie et Milan. La famille descend ensuite à Brigue, Sion et surtout Sierre où elle atteint un grand éclat dès le XVe siècle par ses nombreux magistrats- grands châtelains, grands baillis, gouverneurs, juges cantonaux, députés aux Chambres fédérales, préfets- et par ses officiers aux services de france, Piémont, Espagne, Angleterre, Bavière, Italie, Saint-Siège. Divers rameaux ont reçu le titre de comte de l'empereur Charles VII (1742), des rois de France Louis XV (1769) et Louis XVIII (1819), du roi de Sardaigne Charles-Albert 81835).- Vincent de Courten (1757-1797) s'allie en 1789 à Victoire de Chaignon, fille de Pierre de Chaignon, résident de France en Valais, et de Louise-Françoise-Catherine de Quartéry; après la mort de son époux, Mme de Courten s'installe à Saint-Maurice en 1798 et y acquiert le 3 février 1822 (50 louis) les droits de Bourgeoisie pour elle et son fils Victor (1793-1855). Celui-ci resté célibataire, est le dernier de ce rameau; sa soeur, Mélanie (1791-1829), épouse en 1816 Joseph-Ambroise de Bons.

De gueules au monde d'or, cerclé et cintré de sable, croisé d'or. 

Armes connues dès le XVIe siècle.

de FRANC 1

La famille Franc alias Karmentran, originaire de Beaufort, en terentaise (Savoie), puis bourgeoise d'Evian, s'établit avant 1500 à Saint-Maurice où elle acquit la Bourgeoisie et joua un rôle en vue. Le duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier lui accorda une confirmation de noblesse par lettres du 1er décembre 1626. Elle a donné, entre autres personnalités, Joseph Ier Tobie Franc, abbé de Saint-Maurice de 1669 à 1686. Famille éteinte en 1869.

I.-(De gueules) à la marque formée du chiffre 4, la haste barrée d'une traverse et appuyée de 2 étais (d'argent), cantonnée en chef de 2 étoiles (d'or). (Armorial valaisan.)

Armes primitives antérieures à l'anoblissement, portées par Antoine Franc alias Karmentran.

de FRANC 2

II.- Ecartelé: aux I et IV d'argent à la tour carrée et crénelée de gueules, ouverts de sable; aux II et III d'azur à 4 losanges d'or posés en carré. (Armorial valaisan.)

Armes confirmées par le diplôme de 1626. Les 4 losanges proviennent des armes Quartéry qu'on trouve dès 1610 en écartelure avec la tour pour le même Antoine Franc, syndic, époux de Pernette de Quartéty; la tour crénelée est peut-être un rappel de Beaufort (beau fort).

La famille Franc de Monthey est distincte de la précédente et porte d'autres armes.

de FAGO 1

Ancienne famille patricienne de Saint-Maurice, dont le nom apparaît avec Jean, cité comme Bourgeois en 1371 ( Gremaud, N°2149). Un autre Jean de Fago, originaire de Saint-Gervais en Faucigny (Haute-Savoie), est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 5 novembre 1493 (20 sols mauriçois) (document appartenant à M.Maurice Defago, Troistorrents). La famille a donné de nombreux notaires, magistrats, grands châtelains abbatiaux, officiers, ecclésiastiques, parmi lesquels François Ier, abbé de Saint-Maurice de 1715 à 1719. Cette branche s'est éteinte en 1799.

La famille Defago ou Défago, répandue dans la vallée d'Illiez et encore florissante, est connue depuis Maurice de Fago, cité en 1341, sans doute parent de la famille précédente; des branches ont acquis droit de cité à Bardonnex (Genève) en 1923, Lancy (Genève) en 1935, Vernier (Genève) en 1953, Lausanne en 1959, Genève en 1961.

I.-Ecartelé: aux I et IV d'argent au hêtre arraché de sinople, fûté au naturel; aux II et III d'azur à une marque en X ou flanchis d'or, cantonnée de 3 étoiles du même en chef et en flancs, et d'une fleur tigée et feuillée aussi d'or en pointe. (Armorial valaisan.)

de FAGO 2

II.-Parti: au I d'or hêtre arraché de sinople, fûté au naturel, surmonté en chef de 2 étoiles de gueules; au II d'azur à la marque en X d'or accompagnée de 2 quartefeuilles d'argent, boutonnées d'or, 1 en chef et 1 en pointe. (Armorial valaisan.)

Le hêtre (fagus) fait allusion au nom de famille; la marque en X avec étoiles et quartefeuilles provient peut-être d'une alliance avec la famille Desparats. Variantes.

de la TOUR de SAINT-MAURICE

Famille de ministériaux des abbés de Saint-Maurice connue dès les environs de 1170, qui tenait son nom d'une tour sise entre l'Abbaye et le chemin conduisant en Châble, à l'angle sud-est de l'enceinte abbatiale. La famille détint aussi des droits seigneuriaux à Montagnier (Bagnes), des fiefs à Bex et à Ollon, divers biens à Ottans, Vernayaz, Sion, Ayent, Arbaz. Le donzel Girold ou Girod de Turre de Sancto Mauricio, cité dès 1289, prête hommage à l'abbé de Saint-Maurice Jacques d'Ayent pour ses fiefs de la région d'Ollon en 1318; en 1330 le comte Aymon de Savoie le déclare astreint aux mêmes obligations que tous les Bourgeois de Saint-Maurice. Famille éteinte au XVe siècle.

(D'argent) à la tour crénelée (de sable), ouverte du champ, accostée de 2 fleurs (de gueules, boutonnées d'or), tigées et feuillées (de sinople). (Armorial valaisan.)

D'après un sceau du donzel Antoine Ier de la Tour de Saint-Maurice, de 1396. la tour fait évidemment allusion au nom.

de LIDDES

Famille qui doit son nom à Liddes (Entremont) dont elle détenait la métralie, et qui a de nombreux représentants du XII au XV siècle. Une branche existait au XIV à Saint-Maurice où Jean de Liddes serait devenu Bourgeois, syndic et procureur de la ville en 1320, 1321 et 1328. La maison des de Liddes est mentionnée à Saint-Maurice en 1350. Diverses branches de la famille sont citées à Orsières, Bagnes, Savièse.

De sable à 2 bande d'argent ( ou bandé de sable et d'argent). (Armorial valaisan.)

de MACOGNIN de la PIERRE 1

Famille noble originaire du Bugey (Ain) qui serait issue de Guillaume de Chacipol, cité de 1280 à 1301, époux d'Andrée de Macognin, unique héritière d'une famille possessionnée à Macognin près de Rumilly. Leur second fils, Jaquemet, releva le nom de Macognin par acte de 1325. Pierre de Macognin, notaire et secrétaire ducal, ajoute vers 1484 le nom de La Pierre d'un bien qu'il possède dans la paroisse de Cessy près de Gex. Henri (mort en 1649), probablement arrière-petit-fils du précédent, chanoine de Saint-Maurice en 1586, fut suivi de son frère cadet, Pierre, qui devint Bourgeois de Saint-Maurice en juin 1618 (400 florins) et fonda la branche valaisanne, éteinte en 1907, qui donna de nombreux magistrats et des officiers au service de France. L'un de ces derniers, Etienne-Louis (1731-1793) fit construire, à partir de 1764, la maison de la Pierre, dans laquelle siège aujourd'hui le Tribunal de district. Charles-Melchior (1783-1850). médecin, fut président de la ville et député à la Diète fédérale. Maurice (1832-1907), conseiller d'Etat, dernier représentant de la famille.

I.-Armes anciennes : D'azur au coq hardi d'argent, armé et crêté de gueules, posé sur une pierre équarrie aussi d'argent. (Armorial valaisan.)

L'historien savoyard Guichenon attribue aux Chapicol-Macognin du Bugey 3 coqs d'argent sur champ d'azur; en Savoie, selon Foras, les Macognin portaient: d'argent au coq de sable.- La pierre ajoutée par les Macognin de la Pierre est évidemment allusive à ce dernier nom.

de MACOGNIN de la PIERRE 2

II.- Au XVIIIe siècle: Écartelé: aux I et IV les armes anciennes; aux II et III de gueules à 3 burelles d'argent posées en bande, séparées par 4 étoiles d'or rangées en barre. (Armorial valaisan.)

de NUCE 1

Famille patricienne originaire de Vouvry où elle est connue dès la fin du XIIe siècle, qui a donné de nombreux notaires et magistrats, et des officiers en Piémont, Naples, Autriche, France et Espagne. Des branche obtinrent la Bourgeoisie de Sion en 1650 et de Chamoson en 1662. Eugène-Hyacinthe (1721-1775), épouse en 1745 Marie-Catherine Marclay, de Saint-Maurice, où il est reçu Bourgeois le 1er novembre 1751 (1500 florins) et hérite de son beau-père la ferme des Postes qui restera dans sa descendance. La noblesse de la famille a été reconnue par l'empereur Charles VI le 17 mars 1732, puis confirmée par Joseph II le 15 novembre 1780. Les de Nucé possédèrent une gentilhommière à Vérolliez qui deviendra en 1861 le premier siège des Sœurs de Vérolliez. La famille de Nucé s'est éteinte à Sion en 1948; un rameau existe encore à Anvers (Belgique).

I.-Armes anciennes: D'argent au noyer de sinople, fruité d'or, fûté au naturel, sur un mont de 3 coupeaux de sinople en pointe, cantonné de 2 étoiles de gueules en chef. (Armorial valaisan.)

Le noyer avec ses fruits d'or (nux, nucis) fait allusion au nom.

de NUCE 2

II.- Armes selon le diplôme de 1780: D'argent au noyer de sinople, fruité d'or, fûté au naturel, sur un mont de 3 coupeaux de sinople, chapé-ployé d'azur à 2 lions couronnés d'or, lampassés de gueules, celui de dextre contourné, sous un chef d'Empire. (Armorial valaisan.)

de PAERNAT 1

Famille que d'Angreville cite dès 1236 à Saint-Maurice et dont l'origine est incertaine: les uns la rattachant à une famille de Payerne (de Paterniaco, de Paërnaz) d'autres aux Pernat ou Paernat de Sallanches en Faucigny (Haute-Savoie). Jacques Paërnat est cité comme Bourgeois de Saint-Maurice en 1408 (d'Angreville); la famille s'établit ensuite à Monthey, où elle joue un rôle en vue. Jean est syndic de Saint-Maurice en 1564-1565; son frère Barthélemy, Bourgeois de Monthey et de Saint-Maurice, fait reconnaître en Diète en 1573 les droits des Paërnat sur le vidomnat de Massongex, meurt en 1636 dans sa 108e année. Famille éteinte en Valais au XVIIIe siècle. Une branche savoyarde s'est éteinte en 1893 à Fassano en Piémont.

I.-Armes anciennes: D'argent au chevron versé et alaisé d'azur, chargé de 7 losanges d'argent. (Armorial valaisan.)

La branche savoyarde porte, selon diplôme du duc Charles-Emmanuel Ier du 25 mars 1598: d'azur au chevron versé non alisé d'or, chargé de 7 losanges de gueules.

de PAËRNAT 2

II.- Armes concédées par diplôme du duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier en 1625 aux Paërnat du Valais (selon d'Angreville): Parti: au I d'azur au chevron versé et alaisé d'argent, chargé de 7 losanges à enquerre d'or, sous un chef de gueules chargé d'une croix tréflée d'argent; et d'azur à une couronne mitrale d'or surmontée d'une rose de gueules boutonnée d'or et barbée de sinople. (Armorial valaisan.)

de PREUX

Famille qui apparaît avec Pierre Proux, donzel, à Vevey, en 1318, et Rodolphe Probi, Bourgeois de cette ville, en 1319. Le nom de famille a passé par les formes suivantes en français: Proux, Prau, Preux, en latin: Probus, Probi, en allemand: Fromm, Fromb, Preuss. Guillaume épouse en 1528 Angeline de Platea, de Sierre, et se fixe dans cette ville où la famille s'enracine et prospère encore. Une branche s'établit à Saint-Maurice au XVIIe siècle, y acquiert la Bourgeoisie et fournit des châtelains de la ville, des châtelains abbatiaux de Salvan et Vérossaz, des lieutenants gouvernaux et deux grands bannerets. Louis (1767-1852), grand châtelain de Saint-Maurice, épouse en 1796 Marie-Aglaé Helflinger (1779-1829), fille du résident de France en Valais. La branche de Saint-Maurice possédait une maison à la place du Parvis, qu'elle vendit le 10 janvier 1853 à Louis Panisset, de Genève. Branche éteinte en 1894.

De gueules à la bande d'or chargée d'un lion d'azur. (Armorial valaisan.)

Armes portées à Vevey dès la fin du XVe siècle. Ce sont les armes des sires de Pont dont les Preux détinrent au XVe siècle des alleux dans le territoire actuel du canton de Fribourg. Les Preux de Sierre ajoutent généralement une fleur de lys d'azur dans la patte droite du lion, en souvenir des Platea qui portaient une fleur de lys d'argent sur champ de gueules. La fleur de lys ne figure pas dans les armes sculptées sur la dalle funéraire de Jean-Antoine Preux (mort en 1706), banneret général, en l'église Saint-Sigismond à Saint-Maurice.