FARQUET

Famille citée dès 1310 dans la région de Martigny: Ville, Bourg, Charrat, Vollèges, Levron, Bagnes, Orsières. Martin Farquet, de Vollèges, s'établit à Chamoson et y fut reçu Bourgeois en 1738. De Chamoson, un rameau s'établit au XIXe siècle à Saint-Maurice et y acquit droit de Bourgeoisie en la personne d'Alfred en 1905. Joseph (1891-1963), président du Conseil bourgeoisial 1933-1940; Jean, chimiste,président du Conseil général depuis 1965.-Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Un rameau de Martigny-Bourg est naturalisé à Genève en 1950.

D'argent au faucon de sable posé sur un mont de 3 coupeaux de sinople et cantonné en chef de 2 étoiles d'azur. (Armorial valaisan.)

Le faucon, falco, rappelle le vieux prénom Falco puis Farco, d'où dérive le nom de famille.

FEUILLET

Famille d'Evionnaz qui remonte à Pierre Fulliati (1774), Fulliat (177), Feuillet (1779), originaire de «Callos in Stezana»(Italie), établi à Evionnaz où il épouse, en 1774, Anne-Marie Vincent. Le 10 août 1786 Pierre Feuillet est reçu Communier de Saint-Maurice (50 écus).

D'or à 2 branches de 3 rameaux chacune et de 5 feuilles chaque rameau, de sinople, croisées en sautoir. (Armorial valaisan.)

Armes parlantes.

FONTAGNY

Un hameau de la commune de Massongex, proche de Daviaz, porte le nom de Fontany, que Jaccard regarde comme signifiant un lieu riche en sources. Ce hameau a donné son nom à une famille qui se révèle au XVIIe siècle avec Claude Fontany, hallebardier, cité dans un rôle militaire de Massongex-Daviaz en 1667. A Vérossaz on rencontre une famille Fontani alias Chepi, Chepy, ou Chepi alias Fontani. Maître Jean Fontani, reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 1er novembre 1694 (500 florins), est l'auteur d'une branche citée au XVIIIe siècle.

(D'azur) à la fontaine jaillissante (d'argent) constituée de 3 vasques superposées. (Armorial valaisan.)

Armes parlantes figurant sur un sceau du XVIIIe siècle.

FROMENTIN

Ce nom dérive de froment et désigne probablement à l'origine un producteur ou marchand de froment. Des familles de ce nom sont connues en France, notamment en Artois au XVIIe siècle et en Anuis où l'on rappelle Eugène Fromentin ( 1820-1876), né à La Rochelle, peintre et écrivain. Dans le Valais central, on cite Pierre Fromentin, métral des sires de La Tour dits de Bex, dans le Val d'Hérens en 1349, et une famille éteinte de Sion, mentionnée dès le XVIe siècle, qui a donné le Dr François-Bruno Fromention (1700-1780), curé de Riddes, chanoine de Sion, vidomne du Chapitre pour Cordonnaz et Pinscec. La famille Fromentin de Massongex serait, selon les uns, originaire de France, selon d'autres, et plus probablement, de la vallée des Ormonts: on connaît là une famille Fromentin depuis 1402, un hameau porte ce nom, et l'on cite Jean Fromentin, syndic d'Ormont-Dessus en 1494. A Saint-Maurice, Jean Fromentin, fils d'Antoine, de Massongex, fut reçu Communier le 1er novembre 1757 (50 écus). La famille Fromentin est encore représentée à Ormont-Dessus et à Massongex.

D'azur vêtu d'argent, chargé de 3 épis barbés, tigés et feuillés d'or, 1 en pal, 2 en sautoir, noués par un ruban d'argent. (Archives cantonales: Fichier héraldique.)

Armes parlantes: le froment. Variantes.

GALLAY ou GALLEY 1

Cette famille, dont l'orthographe du nom a varié, est originaire de Prez-vers-Noréaz, d'où Josse s'établit à Fribourg et y fut reçu dans la Bourgeoisie pivilégiée en 1595. Jacques, de Fribourg, menuisier, vint à Saint-Maurice et fut reçu Bourgeois le 24 juin 1745 (1500 florins, un seau et un gobelet); il fut la souche d'une famille distinguée.

I.-Ecartelé en sautoir de gueules et d'azur à 4 fleurs de lys d'or. (Armorial valaisan.)

Armes portées par Marie-Josette Gallay, épouse du grand bailli Valentin Sigristen. Les fleurs de lys, en évoquant la France: Gallia, veulent sans doute illustrer le nom. Les couleurs rouge et bleu sont celles de Saint-Maurice

GALLAY ou GALLEY 2

II.- De gueules à la barre d'argent chargée de 3 étoiles de gueules. (Armorial valaisan.)

Sceau du chanoine Nicolas Gallay (1784-1844).

GALLAY ou GALLEY 3

III.-De gueules au chevron sommé d'une croix latine, accompagné de 3 étoiles à 6 rais: 2 en chef et 1 en pointe, le tout d'or. (Armorial valaisan.)

Ces armes sont aussi portées par la famille d'origine fribourgeoise, comme par autre famille de même nom,originaire de Chevenoz (Haute-Savoie), qui a essaimé en Valais où Jean, Jean-Pierre et Joseph furent reçus Bourgeois de Saint-Maurice en 1818; François et Hippolyte, Bourgeois de Massongex en 1853.- Famille bourgeoises domiciliées (1970.)

GARD

Nom dérivé d'un ancien prénom de racine germanique: Baldus ou Valdus signifiant: homme de la forêt (Wald).

Famille qui serait venue de la vallée d'Aoste, mentionnée à Bagnes dès le XIVe siècle. Depuis le XVIe siècle la famille a fourni de nombreux magistrats, officiers et ecclésiastiques, et a formé plusieurs branches. Joseph-Arnold (1750-1828), officier aux services de France, puis d'Espagne, épouse Mrie-Joséphine de Quartéry et est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 28 janvier 1786 (1500 florins); son neveu Eugène-Arnold (1776-1854), Dr méd., épouse Anne-Catherine-Françoise de Macognin de la Pierre et est à son tour reçu Bourgeois de Saint-Maurice en 1815 (50 louis).

Armes portées par la branche de Saint-Maurice:

D'azur au chevron d'or accompagné de 3 étoiles du même: 2 en chef et 1 en pointe, avec 3 coupeaux de sinople en pointe; au chef d'or chargé d'une aigle couronnée de sable. (Armorial valaisan.)

Ces armes ont un caractère italien.

D'autres branches de la famille portent d'autres armes.

GARNY

Nom dérivé de l'ancien prénom Varnerius ou Garnerius, d'où Garnery, Garnier, Garnet, Garni ou Garny. A Vionnaz paraît en 1436 Peronet Garny alias Albi, procureur de la commune. A MOnthey est citée en 1769 une famille Garny, originiare de Montriond en Chablais; Pierre-François Garny est reçu Bourgeois de Monthey le 19 juillet 1789; Barthélemy demande à y être reçu Bourgeois en 1809. La famille est encore florissante à Monthey. A Saint-Maurice Michel Garni est reçu Communier le 20 juin 1757 (50 écus); de même, le 24 juin 1758, Pierre-Joseph Garni, «d'Evionnaz» (50 écus), puis Jean Garni le 24 juin 1772 (50 écus), François Garni le 10 août 1786 (50 écus). La famille Garny d'Evionnaz est encore vivante; un rameau a été admis à la citoyenneté de Genève en 1902.

Écartelé: au I et IV d'or au chevron de gueules; au II d'argent au demi-vol de gueules, et au III de gueules au demi-vol d'argent. (Armorial valaisan.)

D'après un dessin qui serait du XVIIIe siècle.

GAY

Une famille de ce nom apparaît à Orisères dès le milieu du XIVe siècle et descend plus tard à Martigny où elle acquiert la Bourgeoisie en 1672 et joue un rôle important.

Une autre famille Gay ou Guay,Guex, est connue à Salvan dès le XIVe siècle, se divise en plusieurs branches et essaime à Saint-Pierre-de-Clages (1585), Martigny (1670,1677), Chamoson (1699). Jules Bertrand de Louis Coquoz rattachent de même les Gay de Saxon et de Saillon à la vallée de Salvan. Jean-Baptiste (1813-1894), de Saillon, avocat, vint à Saint-Maurice où il est reçu Bourgeois le 6 avril 1848, épouse Louis Barman (1846), et préside le Conseil municipal 1852-1853.

D'azur à la fasce d'or surmontée de 2 croissants d'argent, celui de dextre tourné, celui de senestre contourné. (Armorial valaisan.)        

Ces armes, indiquées par le Dr Bonaventure Bonvin (début du XIXe siècle) pour les Gay de Saxon, paraissent inspirées de celles des Gay de Martigny, originaires d'Orsières.

GEX

Vieille famille de Mex qui essaimé dans toute la région: Evionnaz, Vérossaz, Massongex, Saint-Maurice. Les frères Jean-Pierre et Joseph, fils de Pierre  Gex, de Mex, sont reçus Communiers de Saint-Maurice le 24 juin 1767 (50 écus), puis, le 1er novembre 1772, le «métral Gex de Mex». Au siècle suivant, les frères Jean-Joseph, Pierre-Maurice et Jean-maurice, de Vérossaz, sont reçus Bourgeois de Saint-Maurice le 5 mars 1842 (30 et 34 louis); de même Louis, de Massongex, en 1846 (36 louis).- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Tranché: d'argent au dragon de sable, colleté d'or et crachant une flamme de gueules; et de sinople à 3 piques d'argent posées en barre et mouvant du flanc. (Archives cantonales: Fichier héraldique.)

Ces armes font allusion à la légende selon laquelle trois hommes auraient tué un dragon dans la région de Mex et y auraient ensuite créé le village en fondant ses trois principales familles: Gex, Gerfaux et Richard.

GOLLET

Famille originaire de Sallanches en Faucigny (Haute-Savoie), qui essaima à Saint-Maurice avant 1766 en la personne de Jean-Joseph, fils de feu François, cordonnier, reçu Communier le 20 juin 1766 (50 écus), puis Bourgeois le 24 juin 1790 (3000 florins). La famille a donné plusieurs conseillers municipaux et bourgeoisiaux. -Famille bourgeoise domiciliée ( 1970). Des branches de cette famille ont acquis la Bourgeoisie de Sion en 1898, de Genève en 1960, de Lausanne en 1960 aussi.

D'argent à une gaule au naturel posée en bande, accompagnée de 2 trochets de noisetiers de sinople fruités d'or. (Commission héraldique.)

Armes parlantes: une gaulée. le nom de cette famille s'écrivit d'abord Gaulet, puis Gollet.

GOLLUT 1

Famille originaire de Morzine en Chablais où elle paraît d'abord sous le nom Excoffier alias Gollu ou Gollu dictus Excoffieri, puis Gollud. Une branche s'établit vers 1800 en Valais où François fut reçu Bourgeois de Massongex en 1834, et ses frères Claude et Jean Bourgeois de Saint-Maurice, le premier en 1853 (1500 francs), le second en 1857 (600 francs).

I.-Parti de sable et d'azur, à la tête de loup arrachée d'or brochant, lampassé de gueules.

Armes de la famille de Morzine. (Armorial valaisan; Académie Chablaisienne: Armorial ms. J. Baud.)

GOLLUT 2

II.- D'argent au pélican de sable ensanglanté de gueules, nourrissant sa nichée dans son nid, également de sable. (Armorial valaisan; Jules et Léon Gauthier: Armorial de Franche-Comté.)

Ce sont les armes d'une famille homonyme éteinte de Pesmes en Franche-Comté (Haute-Savoie), reprises par des membres de la famille valaisanne.

Les deux blasons semblent jouer sur le mot goulu.

GRENAT

Famille originaire de Vacheresse en Chablais où elle paraît d'abord sous le nom de Charles dit Guernat, puis Grenat. Pierre Grenat est l'un des représentants de Vacheresse et Bonnevau lors de la dédition au Valais en 1536; Jean et François Grenat participent au même acte comme représentants d'Abondance. La famille existe encore à Vacheresse. Elle essaime à Saint-Maurice à la fin du XVIIIe siècle; en 1898 elle figure parmi les familles bourgeoises non domiciliées. Une branche établie à Monthey a donné Pierre-Antoine Grenat (1824-1905), chanoine de Sion 1872, doyen du Chapitre 1896, archiviste de Valère et historien, auteur d'une Histoire moderne du Valais de 1536 à 1815 (Genève,1904). Le Conseil d'Etat, pour reconnaître les mérites du chanoine Grenat, lui fit don en 1893 d'un calice conservé à l'Abbaye de Saint-Maurice. La famille est encore représentée à Monthey dont elle a acquis la Bourgeoisie en 1873.

De gueules à 3 roses d'argent, posées 2 et 1, surmontées d'un lambel d'or. (Académie Chablaisienne: Armorial ms. J. Baud.)

GREYLOZ

Famille connue à Ollon près d'Aigle dès 1345, qui a donné de nombreux magistrats. Une branche établie à Saint-Maurice avant 1500, y acquit droit de Bourgeoisie et y fournit aussi de nombreux notaires et magistrats, 26 syndics, des ecclésiastiques et des officiers au service de France. Branche éteinte à Saint-Maurice en 1825, mais famille encore représentée à Ollon.

De gueules au chamois au naturel dressé sur un mont de 3 coupeaux de sinople en pointe, accompagné de 2 étoiles à 2 rais d'or en chef. (Armorial valaisan.)

La chamois fait allusion au nom de la famille Chamorel, encore existante, dont les Greyloz seraient une branche.

HALLER

Mgr Louis-Séverin Haller, né en 1895 à La Tour-de-Peilz (Vaud), fils de François-Antoine (1844-1907), originaire de Hüsseren-Wesserling en Alsace, et de Marie-Patience Chevalley (1853-1935), de Monthey, reconnu Bourgeois de Monthey en 1908, est entré à l'Abbaye de Saint-Maurice en 1913 et en fut abbé-évêque de 1943 à 1970; reçu Bourgeois d'honneur de Saint-Maurice le 6 juin 1951.

Écartelé: au I et IV de gueules à la crois tréflée d'argent (Abbaye de Saint-Maurice) ; aux II et III d'azur à l'étoile à 7 rais d'argent (Evêché de Bathléem uni par Grégoire XVI à l'abbaye) ; sur le tout, écu parti: d'argent à la croix potencée de gueules cantonnée de 4 croisettes du même (Ordre du Saint-Sépulcre dont Mgr Haller est Grand-Prieur de la Lieutenance helvétique) , et d'or au pal de sable chargé d'une épée d'argent garnie d'or, avec 2 réglettes d'or croisées en sautoir brochant sur la lame (armes Haller).

JORIS

Famille d'Orsières citée dès 1456, multipliée en plusieurs branches; elle a essaimé à Bagnes vers 1570, à Sion dès 1630, à Martigny et Saint-Maurice au XVIIIe siècle; des branches acquirent droit de Bourgeoisie à Bourg-Saint-Pierre, Vollèges, Martigny (1725), Charrat, Saxon, Saillon, Sion (1658). François-Joseph, notaire, fiscal à Saint-Maurice vers 1732. François-Alexis (1716-1806), officier au service de France, épouse en 1772 Marie-Louise-Elisabeth de Bons, de Saint-Maurice, est reçu Bourgeois de cette ville le 1er novembre 1779 (1500 florins), syndic en 1787 et 1797; Etienne-Antoine (1725-1786), frère du précèdent, officier en Piémont, épouse en 1756 Marie-Josèphe Joris (1724-1800) qui, après son veuvage, est admise avec son fils à la Bourgeoisie le 24 juin 1789 (2000 florins). Famille encore florissante.

D'azur au mont de 6 coupeaux d'or posés 1, 2, 3, avec 2 sapins de sinople, fûtés au naturel, mouvant des coupeaux latéraux, accompagnés de 3 étoiles d'or: 1 en chef, 2 en flancs. (Armorial valaisan.)

Ces armes représentent la forêt sur la montagne pour illustrer le nom dérivé de Jor (forêt) comme les Jeurs.

JUILLAND

Appelée primitivement Gillian, aujourd'hui Juilland, cette famille est originaire de la vallée d'Abondance en Chablais, d'où les frères François et André vinrent à Saint-Maurice vers 1740. Les frères Joseph et Jean-Joseph, petit-fils d'André, furent agrégés à la Bourgeoisie en 1871. Maurice (1853-1941), petit-fils de Jean-Joseph, fut professeur de français à Bucarest (Roumanie), où une rue porte son nom. Maurice arrière-petit-fils du même Jean-Joseph, né en 1901, allié de Cocatrix, fut colonel-brigadier, commissaire des guerres en chef à Berne.- Famille bourgeoise domiciliée (1970). Un rameau de la famille de Saint-Maurice a obtenu droit de cité à Genève en 1901, puis à Morges (Vaud) en 1958.

De sinople à la fasce d'azur bordée d'argent, chargée de 3 épis d'or posés en pal et rangés de fasce. (Communication de la famille et Commission héraldique.)

Variante des armes d'une famille homonyme, mais de souche différente, citée à Chamoson dès XVe siècle.

MARCLAY ou MARCLEY 1

Famille qui paraît originaire de Marclay, hameau de la commune de Bons en Chablais, fixée dans la vallée d'Illiez au XIVe siècle. Elle a fourni de nombreux notaires et magistrats, ainsi que des officiers au service de France. Une branche se fixa à Saint-Maurice au XVIIe siècle et y fut reçue Bourgeoise. Jean-François (1696-1754), hôte de l'Ecu du Valais à Saint-Maurice à partir de 1722, maître des postes, fut syndic de la ville en 1733-1738.

I.-D'azur à 3 étoiles à 6 rais d'or posées 2 et 1, au chef d'or à l'aigle de sable couronnée d'or, soutenu d'une devise denchée de gueules. (Armorial valaisan.)

Armes datées de 1727, provenant de l'officine Antonio Bonacina de Milan pour ledit Jean-François Marclay ou Marclei.

MARCLAY ou MARCLEY 2

II.-D'azur au chevron abaissé de gueules bordé d'or, chargé d'une fleur de lys d'or et accompagné de 3 croix latines aussi d'or soutenues chacune d'un croissant d'argent. (Armorial valaisan et communication de M. Jean Marclay, à Monthey.)

Armes généralement portées par la famille, notamment par Marie-Catherine, fille de Jean-François Marclay, syndic de Saint-Maurice, épouse d'Eugène-Hyacinthe de Nucé (mort en 1775).

Peut-on voir dans les croix surmontant les croissants une allusion à des officiers de la famille Marclay ou de Marclésy au service de France et qui auraient combattu contre l'Islam? Il apparaît, d'ailleurs, que primitivement les croissant étaient surmontés d'une épée versée, qui fut, par la suite, remplacé par la croix.

Variante portées par les diverses branches de la famille encore florissante dans la vallée d'Illiez et à Monthey: chevron non bordé, pas de fleur de lys, épées ou croix remplacées par des quartefeuilles ou des roses; parfois aussi la croix et le croissant deviennent une ancre.

Un rameau, venant de Champéry, a acquis droit de cité à Lausanne en 1956.

METTAN 1

Famille de Mex, Vérossaz, Evionnaz et Saint-Maurice, dont le nom apparaît sous les formes Mittan, Metan, Metand, Mettan. Jean Metan, de Mex, est reçu Communier de Saint-Maurice le 1er novembre 1695 (700 florins); 2 autres agrégations à la Bourgeoisie ont eu lieu le 5 mars 1842, venant de Vérossaz.-Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Un rameau de la branche d'Evionnaz est naturalisé à Genève en 1931.

I.- D'azur à 2 chevrons accolés d'argent. (Archives cantonales: Fichier héraldique.)

Les 2 chevrons forment la lettre M, initial du nom de la famille; les couleurs sons celles d'Evionnaz.

METTAN 2

II.- Coupé: de gueules à une couronne d'or, et d'azur à 2 barres d'or, avec un chef d'or chargé d'un aigle de sable. (Communication de la famille.)

Armes de caractère italien où la couronne, posée au milieu de l'écu, fait peut-être allusion au nom de famille interprété comme indiquant le milieu, ou la moitié: metà en italien. A remarquer que la lettre M est aussi au milieu de l'alphabet.

MEULAZ

Famille originaire d'Abondance en Chablais, où Mermet Molaz figure parmi les représentants de cette commune lors de la dédition au Valais en 1536. Une branche est venue à Saint-Maurice dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, où Joseph, fils de Jean, fut reçu Bourgeois le 13 novembre 1790 (1500 florins). Nicolas, fils de Joseph, épousa Anne-Marie Richard et eut un fils appelé aussi Nicolas (1800-1864), qui épousa Thérèse Barman et fut président du Conseil bourgeoisial en 1851-1852, et 1858-1860, juge et conseiller municipal. Famille éteinte dans les mâles en 1864.

D'argent à une meule de moulin de sable avec son anille d'argent, accompagnée de 3 billettes de sable posées 2 en chef et 1 en pointe. (Commission héraldique et parenté.)

Armes parlantes. Les couleurs et les billettes rappellent le Chablais qui porte un lion de sable sur un champ d'argent billetté de sable.

MICHAUD

Nom dont on a proposé diverses étymologies: Michael, Michel, prénom devenu nom de famille, ou michalis, nom de métier: boulanger. Famille de Bagnes connue dès le XVIe siècle, qui a essaimé à Bovernier, Martigny, Riddes, Saxon, Saint-Maurice, Bex,etc. Louis-Joseph-barthélemy (1805-1841), originaire de Bagnes, né à Saint-Maurice, fut chanoine du Saint-bernard. La famille est citée en 1898 parmi les Bourgeois de Saint-Maurice non domiciliés.

D'or à l'épée flambée de gueules, garnie de sable, posée en bande. (Armorial valaisan.)

Attribut de saint Michel.

MOTTIER ou MOTTIEZ

Nom dérivé de monasterium, le mostier, môtier ou moutier. Famille de la vallée de Salvan qui apparaît vers 1300 à Giétroz, puis à Salvan même, où elle disparaît en 1923. Une branche s'est établie à Saxon, puis à Sion, une famille de même nom, peut-être apparentée, est connue au XVIIe siècle à Verossaz, et essaime à Saint-Maurice où sont reçus Bourgeois Jean, fils de Maurice, le 1er novembre 1696 (700 florins, un mousquet et un seau de cuire), puis Gaspard, son fils, réintégré le 1er novembre 1750 (700 florins), son père n'ayant pas versé la «passation», mais seulement donné un repas.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Des branches sont en outre bourgeoises de Massongex, Vernayaz, Lausanne (1956, venant de Vernayaz) Thierrens (Vaud) (1956, venant de Salvan), Boulens (Vaud) (1960, venant de Massongex).

D'argent à l'église de sable, maçonnée et ouverte d'argent, toitée de gueules, vue en face avec un clocher-proche, entre 2 sapins de sinople, fûtés de gueules, sur un mont de 3 coupeaux de sinople en pointe. (Armorial valaisan.)

Armes parlantes: l'église du môtier.

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