PASSAQUAY

Famille citée dès le XVe siècle à Morzine en Chablais, où elle paraît sous les formes Passaquin, Passaquey, Passaquay, établie à Saint-Maurice dès le XVIIe siècle. Emmanuel adhère à la Confrérie de Saint-Louis en 1771. Jean-Marie est agrégé à la Bourgeoisie en 1871.- Famille bourgeoise domiciliée (1970.)

Tiercé en fasce de gueules, d'or et de gueules, à 6 étoiles de l'un dans l'autre, posées 3, 2 et 1. (Académie Chablaisienne: Armorial ms. J. Baud.)

D'après le cachet de François Passaquay, syndic de Morzine 1682-1691.

PENEY

Famille originaire de Samoëns en Faucigny (Haute-Savoie), venue à Saint-Maurice en la personne de Claude-Joseph, marchand, qui est reçu Bourgeois le 1er novembre 1750 (1500 florins) ; son fils Michel-François, non compris (parce que déjà majeur) dans la réception de 1750, est reçu à son tour Bourgeois le 24 juin 1763 (1000 florins). On cite: Michel, petit-fils du précédent, officier gouvernal; Joseph (1789-1831), officier au service de France, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur. François (1830-1894), conseiller bourgeoisial 1863-1876, puis municipal 1877-1884; Maurice (1873-1957), conseiller bourgeoisial 1917-1920, vice-président de ce Conseil 1921-1924, juge communal 1936-1951.- Famille bourgeoise domiciliée (1970), qui a émis des branches naturalisées à Meyrin (Genève) en 1917 et à Genève en 1953 et 1960.

De sable à 6 pommes de pin d'or posées 3, 2, 1. (Commission héraldique.)

Ces armes font allusion au nom, tiré du toponyme Peney, Penay, Pinay, fréquent en Savoie et en Suisse romande, et qui désigne un bois de pins, pinetum, une pimède ou pinaie.

PIOUTAZ

Pierre Pioutaz, fils de feu François, d'Abondance, habite Saint-Maurice où il adhère le 29 septembre 1766 à la Confrérie de Saint-Amédée, mort avant 1780. Le 28 janvier 1786 fut reçu Bourgeois de Saint-Maurice (1500 florins) André Pioutaz, qui paraît se rattacher à la même famille Pioutaz, Piotaz ou Piottaz, citée à Abondance en Chablais dès le XVIe siècle, et qui est peut-être encore la même que la famille Pioton du même lieu, illustré par François Pioton, né à Thonon, d'abord avocat au Sénat de Savoie, disciple de saint François de Sales et correspondant de sainte Jeanne de Chantal, devenue prêtre en 1641, morte en 1648. La famille Piotaz ou Pioutaz a essaimé en Faucigny et en Valais.

D'azur à 2 fasce d'or, les fasces d'azur chargées de 2 cœurs d'or, l'un en chef, l'autre en abîme, et d'un mont de 3 coupeaux du même en pointe. (Académie Chablaisienne: Armorial ms. J. Baud.)

POCHON

Vieille famille de Vérossaz, Evionnaz et Collonges, qui a essaimé dans toute la région. Hudri Pochon, de Vérossaz, acquit la Bourgeoisie de Monthey en 1470; Maurice épouse Barthélemie Bérody et habite Saint-Maurice au XVIe siècle. On note
plusieurs réceptions à la Bourgeoisie de Saint-Maurice: Jean-Baptiste, le 28 février 1503; Jean, en 1622; Jean-Sigismond, d'Arbignon (Collonges), Communier, le
24 juin 1783 (50 écus) ; Jean-Joseph et Jean-Sigismond, de Vérossaz, le 5 mars 1842 (25 et 34 louis).- Famille bourgeoisial domiciliée (1970).

Coupé: d'azur à 3 étoiles d'or posées 1 et 2; et d'or trèfle de sinople. (Armorial valaisan.)

D'après un sceau de 1691.

POT

Famille de Vouvry originaire de Savoie (peut-être de Chamonix) qui apparaît à Vouvry avec Jean-Nicolas Pot, qui épouse vers 1700 Marie-Josette de Nucé. Jean-Michel (1710-1794), fils de Christian, de Vouvry, devient en 1754 tenancier de l'Ecu du Valais à Saint-Maurice, tenu auparavant par Jean-François Marclay, puis par Eugène-Hyacinthe de Nucé, et est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 1er novembre 1763 (1000 florins).

D'azur à un pot de fleurs à 2 anses d'argent, d'où émerge 1 lys de jardin entre 2 brins de muguet et 2 roses, les fleurs d'argent, les tiges et les feuilles de sinople, posé sur une champagne d'or. (Armorial valaisan.)

D'après un portrait de François-Nicolas (1760-1799), chanoine de l'Abbaye, fils de susdit Jean-Michel. Armes parlantes Variantes.

PRIMMAZ

La famille Primat, Primaz ou Primmaz est originaire d'Abondance en Chablais, d'où elle essaime en Valais dès le XVIIe siècle. François Primmaz est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 1er mai 1791 (2000 florins); en 1898, la famille Primmaz figure encore parmi les familles bourgeoises domiciliées de Saint-Maurice. A la même date, on trouve aussi la famille de ce nom parmi les familles bourgeoises domiciliées de la Commune de Vouvry, où elle a été admise en 1853 et où elle est encore représentée, avec un rameau à Dorénaz.

D'argent à une croisette tréflée d'azur dans un anneau du même, entourée de 3 fleurs de primevères d'or feuillées de sinople, posées 2 en chef et 1 en pointe. (Commission héraldique et famille.)

La primevère- en vieux français primevoire, de prima vera, qui signifie d'abord le printemps, puis ladite fleur qui l'annonce- fait allusion au nom de la famille; répétée trois fois, elle symbolise les trois branches de la famille d'Abondance, Saint-Maurice et Vouvry. La croix tréflée rappelle à la fois Saint-Maurice et la chapelle de Mies (Vouvry) dont la famille fut bienfaitrice vers 1917. L'anneau d'azur est emprunté aux armes anciennes de Vouvry.

RAPPAZ

Nom de famille tiré d'une raspe ou rappe, pente de terrain pauvre et boisée, généralement couverte de sapins. Des familles de ce nom apparaissent à Martigny, au quartier des Rappes, dès le XIIIe siècle; à Bex dès le XIVe ; dans la vallée d'Illiez; à Evionnaz, où un Rapas est métral en 1726. Plusieurs ressortissants de cette localité sont reçus Bourgeois de Saint-Maurice, notamment François, au XVIIIe siècle, dont un petit-fils, Jacques-Claude-François (1790-1858), fut chanoine et prieur de Saint-Maurice, et un frère de celui-ci, Jean-Maurice (1792-1858), avocat à Monthey où il fonda une branche distinguée. Jean-Joseph Rappaz, d'Evionnaz, fut aussi admis dans la Bourgeoisie de Saint-Maurice en 1858 (1200 francs9. La famille de Saint-Maurice a émis des rameaux devenus Bourgeois de Bâle en 1917, de Genève en 1957, de Meyrin (Genève) en 1959, de Zurich en 1960. D'autres rameaux, originaires d'Evionnaz, sont Bourgeois de Massongex depuis 1930, de Genève depuis 1943.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

D'or au pal d'azur chargé d'une rapière d'or à la lame haute d'argent, et, sur chaque flanc d'or, 3 sapins de sinople fûtés au naturel mouvant d'un mont aussi de sinople. (Armorial valaisan.)

Armes doublement parlantes: des rappes boisées et une rapière.

RICHARD

Nom dérivé de l'ancien prénom Richardus, répandu dès le Moyen Age dans tout le Valais romand et en Chablais. Un pierre Richard, notaire, apparaît à Saint-Maurice en 1548; Henri, notaire à Leytron en 1598, est Bourgeois de Saint-Maurice et de Saillon. A une ancienne famille de Mex, qui a donné plusieurs présidents  cette commune, appartient Joseph-Amédée, reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 19 février 1855 (1800 francs). Son neveu Louis-Charles (mort en 1872) fut capitaine au service du Saint-Siège, chevalier de plusieurs Ordres pontificaux.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

D'azur à une colombe d'argent, becquée et membrée d'or, posée sur un mont rocheux d'argent, tenant dans son bec un rameau de sinople. (Armorial valaisan.)

Ces armes paraissent inspirées de celles d'une famille homonyme éteinte de Lausanne et Lutry, du XVIe siècle.

RICHE

Famille notable de Liddes, connue dès le XVe siècle, qui a donné des ecclésiastiques et des magistrats. Pierre-Nicolas, notaire, major d'Entremont, se fixa à Saint-Maurice où il fut reçu Bourgeois le 1er novembre 1765 (1000 florins) et fonda une branche distinguée. Louis (1800-1883), petit-fils du précédent, notaire, fut président du Conseil municipal 1850-1852 et 1855-1860, président du Tribunal de district, juge à la Cour d'appel.

D'azur au lion passant d'or, tenant dans sa patte droite une bourse d'argent. (Armorial valaisan.)

D'après un sceau de 1779 de la branche de Saint-Maurice. La bourse fait allusion au nom.

La branche de Liddes, encore existante, porte des variantes: coupé (d'azur) au lion passant d'or, tenant la bourse (d'argent), et (d'or) avec parfois 3 coupeaux (de sinople) en pointe,- ou : d'azur à la fasce d'or soutenant le lion d'or avec la bourse d'argent, et 3 monts d'argent en pointe.

RIMET

Famille originaire de Jussey en Franche-Comté (Haute-Saône), d'où vient François qui adhère à la Confrérie de Saint-Louis en 1788, épouse en 1789 Victoire Barman et est reçu Bourgeois le 1er novembre 1795 (3000 florins).- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Bandé de 10 pièces d'argent et de gueules, à la fasce brochante d'azur chargée de 2 oiseaux d'or, celui de dextre contourné, l'écu bordé d'une filière d'azur. (Commission héraldique.)

Les bandes alternées veulent exprimer le rythme, comme les deux oiseaux par leur chant évoquent la dualité, l'écho, la rime, en jouant sur le nom (rimé). Les couleurs (bleu, blanc, rouge) sont celles de la France et de Saint-Maurice.

RIONDET

Le nom, qui s'écrivit aussi Ryondet, dérive de riond, forme dialectale du vieux français réond, rond. Famille originaire de Properaz (Troistorrents), citée dès le XIVe siècle; elle s'est répandue à Monthey où elle donne des syndics au XVIe siècle et s'allie aux Du Fay. Une branche s'établit à Sion au XVIIe et Joseph est reçu Bourgeois de Chamoson en 1722. Dans ses diverses branches la famille a donné des notaires, magistrats et ecclésiastiques. Louis Riondet, forgeron, est admis le 5 novembre 1493 à la Bourgeoisie de Saint-Maurice où il habite (20 sols mauriçois). La famille est encore représentée dans cette ville au XVIIe siècle.

Des branches de la famille sont encore bourgeoises de Troistorrents, Collombey-Muraz, Grimisuat, Genève (1938), Thônex (Genève) (1954).

D'azur à la colombe d'argent posée sur un mont de 3 coupeaux d'or et surmontée d'une fleur de lys aussi d'or entre 2 pointes de diamant d'argent. (Armorial valaisan.)

ROUGE

Famille originaire du hameau de Verchey, près Samoëns, passée au Biot en Chablais où elle portait le nom Rouge-Avocat. Venue à Saint-Maurice dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle fut admise à la Bourgeoisie le 7 mai 1871 en la personne de Charles (1000 francs).- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

D'argent à 3 grappes de raisin de gueules, tigées et feuillées de sinople, posées 2 et 1. (Commission héraldique.)

Les grappes de raisin rouge veulent évoquer le nom de la famille.

Les familles vaudoises du même nom portent des armes différentes, et, d'ailleurs, diverses.

ROUILLER 1

Famille notable de Troistorrents qui apparaît dès le 1332 et qui se ramifie dans la région, notamment à Monthey, dès le XVIIe siècle, et à Saint-Maurice où s'établit Jean, capitaine au service du Piémont, qui épouse en 1730 Anne-Cathernie Gallay et est reçu Bourgeois le 1er novembre 1744 (1500 florins); il est l'auteur d'une branche éteinte au XIXe siècle.

I.- D'argent à la roue de moulin de sable. (Armorial valaisan.)

D'Angreville indique ces armes principalement pour la branche de Saint-Maurice.

ROUILLER 2

II.- De gueules ou d'or à une roue de char de sable, accompagnée en pointe d'un mont de 3 coupeaux de sable. (Eglise de Choëx, vitrail.)

La roue de char, plus justifiée, fait allusion au nom de famille qui serait à l'origine au nom de métier: roulier, voiturier, transporteur.

SAILLEN

François Saillen ou Sallient, d'Epinassey, reçu Bourgeois en novembre 1625 (500 florins), descendait sans doute de la famille Saillen de Vérossaz; de celle-ci sont issus Jean-Joseph, reçu Bourgeois en 1842 (25 louis), et Maurice-Joseph en 1874 (1500 francs).- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

La famille est établie avant 1700 à Massongex et Dorénaz; des branches de la famille de Vérossaz ont reçu droit de cité à Genève en 1945 et 1960, à La Tour-de-Peilz en 1956 et à Lausanne en 1958.

Parti: de gueules au bouquetin saillant d'argent, accorné et onglé d'or; et de sable à 3 trèfles d'or rangés en pal. (Commission héraldique.)

Le bouquetin saillant fait allusion au nom et rappelle la montagne. Les couleurs sont celles de Vérossaz, d'où la famille est originaire, et les trois trèfles évoquent les trois communes de Saint-Maurice, Massongex et Dorénaz, où la famille s'est établie dès le XVIIe siècle.

SALZMANN

Famille de Naters, connue dès 1302, qui essaima au XVIIIe siècle à Saint-Maurice et Martigny. Jean-Joseph (1690-1766), Bourgeois de Saint-Maurice, fut d'abord secrétaire gouvernal; veuf pour la seconde fois, il entra à l'Abbaye et y fit sa profession religieuse à la Toussaint 1741, mais ne reçu pas la prêtrise; il fut longtemps économe de la Maison. Jean-François (mort en 1783), Bourgeois de Martigny, fut syndic de cette ville en 1726. Plusieurs membres de cette famille ont été au service de Sardaigne. Branche éteinte à Martigny en 1835. Des branches de la famille de Naters se sont fait naturaliser à Zurich en 1947 et 1957.

Coupé: au I d'azur au mur d'argent ouvert d'une porte du champ entre 2 tours aussi d'argent; au II parti d'argent à la bande de gueules, et de gueules à la fleur de lys d'argent. (Armorial valaisan.)

D'après un portrait de 1777.

SARRASIN

Famille d'Orsières connue dès 1366, qui a essaimé dans la région et à Saint-Maurice, et donné plusieurs notaires. Jean-Ignace s'installe en 1797 à Saint-Maurice où il reprend la tannerie du Glarier exploitée auparavant par les Franc, et est reçu Bourgeois en 1810 (80 louis). Louis (1893-1958), agriculteur, fut président du Conseil bourgeoisial 1921-1932.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

Ecartelé d'or et d'argent: au I un bateau de sable avec 2 voiles d'argent voguant sur une mer d'azur et d'argent; au II une ancre de sable; au III un pont à 2 arches de sable maçonné d'argent; au IV une aigle de sable membrée et languée de gueules; le tout sous un chef taillé d'azur et de sinople, à la cotice d'or faisant partition, rahaussée d'un losange et de deux demi-losanges de gueules, l'azur chargé d'un cerf issant d'argent, le sinople chargé de 3 croissants contournés d'or, posés en orle. (Armorial valaisan et communication de la famille.)

Ces armes veulent expliquer le nom de famille par l'histoire des Sarrasins: origine orientale (croissant) et établissement dans les Alpes (cerf), traversé de la Méditerranée (bateau), débarquement au Fraînet de Provence (ancre), établissement à Orsières (pont) et dans les monts (aigle).

SIGRISTEN

Famille d'Ernen connue dès le XIVe siècle, très influente au XVIIIe. Jacques-Valentin fut major de Conches, puis Banneret, gouverneur de Saint-Maurice nommé en 1773, secrétaire d'Etat; dernier grand bailli du Valais des VII Dizains de 1791 à 1798, il reconnut l'indépendance du Bas-Valais en 1798; il fut l'un des représentants du Valais au Sénat helvétique, qu'il présida même en 1799; conseiller d'Etat en 1807-1808, mort en 1808. Il épousa en premières noces une fille de Joseph-Hyacinthe Matter, de Loèche, qui fut gouverneur de Saint-Maurice de 1780 à 1782, puis, en seconde noces Marie-Josette Gallay, de Saint-Maurice. Il fut nommé Bourgeois d'honneur de Saint-Maurice, en même temps que Hyacinthe-Valentin de Riedmatten, le 24 juin 1790. Famille éteinte en 1837.

Ecartelé: aux I et IV d'azur à la tour crénelée d'argent sur un mont de 3 coupeaux de sinople, cantonnée en chef de 2 étoiles à 6 rais d'argent; au II et III de gueules à une croisette pattée d'or, soutenue d'un mont de 3 coupeaux de sinople.

D'après le portrait du grand bailli au Musée de la Majorie. (Communication de M. Albert de Wolff, conservateur des Musées cantonaux.)

Les quartiers I et IV proviennent des armes Matter; les quartiers II et III sont les armes propres des Sigristen; par la croix elles rappellent l'origine religieuse du nom : sacrista ou matricularius. Variantes.

SOSTIONIS ou SOSTION

Famille qui doit son nom, semble-t-il, à son métier ou sa charge: gardien ou inspecteur de souste. Elle apparaît avec Nantermod Sostionis cité avec sa maison à Saint-Maurice en 1350. Vulliermod ou Guillermod, son fils présumé, Bourgeois de Saint-Maurice, est syndic de la ville en 1388. Les sostionis occupèrent une place en vue par leur science juridique, leurs talents diplomatiques, leurs magistratures; ils fournirent deux abbés de Saint-Maurice: Jean III, de 1411 à 1427, et Barthélémy IV, de 1521 à 1550. Qualifiée noble dès 1448, la famille donna de nombreux juristes, juges, syndics; l'Abbaye l'investit du vidomnat et de la saltérie de Vouvry de 1394 à 1543. Famille éteinte en 1563, dont héritèrent les Paërnat, les Boquis et les Arbignon.

D'or à la fasce de sable chargée de 3 croix tréflées d'argent, d'après un vitrail (aujourd'hui disparu) de l'abbé Barthélémy IV à l'église de Bagnes, relevé par Emile Wick au siècle dernier. D'Angreville donne la fasce de gueules, d'après le portrait de l'abbé Jean III, mais qui paraît postérieur. (Armorial valaisan.)

SYMPHAL

L'orthographe de ce nom a varié et il semble qu'on puisse relever l'évolution suivante: Saint-Phalle ou Saint-Phal, Sinfal, Symphal. La famille est citée à Cuts (Oise), puis à Saint-Gobain en Picardie (Aisne), d'où Jean-Baptiste Symphal vint à Saint-Maurice vers 1770; sa famille y fut agrégée à la Bourgeoisie en 1871.- Famille Bourgeoise domiciliée (1970).

Tiercé en fasce: au I de sinople à la croix ancrée d'or, au II d'argent à la salamandre de sable crachant une flamme de gueules, au III parti d'azur et de gueules à 3 étoiles d'argent posées 2 et 1, la dernière brochant sur le trait du parti. (Commission héraldique.)

La croix (avec émaux intervertis) est un rappel discret de la famille de Saint-Phalle ou Saint-Phal, répandue en Champagne et Bourgogne, avec laquelle un lien m'est pas impossible (cette famille porte: d'or à la croix ancrée de sinople). La salamandre est tirée des armes de Saint-Gobain (qui sont: de sable à 3 salamandres alternées d'argent sous un chef de vair soutenu de gueules). Les émaux de la pointe sont les couleurs de Saint-Maurice avec un rappel des étoiles du Valais.

TAVERNIER

Famille originaire de Morzine en Chablais où elle est citée depuis le XIVe siècle, et dont le nom rappelle sans doute le métier d'aubergiste. Elle a donné de nombreux notaires et ecclésiastiques. La famille essaime en Valais au XVIIe siècle: à Illiez, Saxon, Martigny où Jean est reçu Bourgeois en 1739. Charles-Joseph, fils de Claude, est reçu Communier de Saint-Maurice le 1er novembre 1779 (50 écus); son neveu Pierre-François reçoit la Bourgeoisie le 1er mai 1791 (2000 florins); enfin François-Emmanuel, petit-fils de Charles-Joseph, est admis comme Bourgeois le 5 mars 1842 (30 louis). Un rameau de la famille de Saint-Maurice a été admis à la Bourgeoisie de Sion en 1901.

D'azur au château crénelé à 2 tours aussi crénelées et toitées d'argent, maçonné et ouvert du champ, surmonté d'un croissant aussi d'argent, accompagné en chef d'une fleur de lys d'or entre 2 étoiles du même. (Armorial valaisan.)

TOUSARD d'OLBEC

Famille noble de Paris, venue en Valais avec le chevalier Louis-Anne-François (1757-1840), qui épouse à Saint-Maurice le 1er février 1789 Marie-Elisabeth-Marguerite de Nucé (1761-1841), veuve du comte de Paradès (morte à Saint-Domingue en 1784), fille d'Eugène-Hyacinthe de Nucé et de Marie-Catherine Marclay. Lors de la Révolution française il s'établit à Saint-Maurice et y acquit l'indigénat, puis joua un rôle actif en Valais, notamment comme député à la Diète valaisanne, secrétaire d'Etat, directeur des Contributions. Son frère Antoine-Adme (1752-1813), général français, crée baron de l'Empire en 1807. Famille éteinte en 1854.

De gueules au chevron d'argent accompagné de 3 trèfles d'or. (Armorial valaisan; Henri Jougla de Morenas: Grand Armorial de France.)

TROSSELLI

Famille originaire de Nice, à laquelle appartient Joseph-François-Fortuné Trosselli, établi à Monaco, qui épousa Marie-Joséphine-Rosalie Gollut, née le 13 mars 1858, fille de Claude-Maruce Gollut, d'Epinassey, Bourgeois de Saint-Maurice. Près son veuvage, Madame Troisseli-Gollut fut réintégrée dans ses droits de bourgeoisie à Saint-Maurice le 15 mars 1907, et son fils Maruis-Ferdinand Trosselli, né à Genève le 21 juillet 1893, opta pour la nationalité suisse le 23 juillet 1914, avec droit de bourgeoisie à Saint-Maurice. La famille continue à Genève.

D'azur à la fasce d'or chargée d'un lion passant de gueules tenant dans sa patte droite une touffe d'herbes de sinople d'où émergent 3 fleurs de gueules, d'argent et d'azur, et accompagnée de 3 ballots de linge d'argent, nouée par un ruban de gueules, 2 en chef et 1 en pointe. (Commission héraldique.) 

Ces armes évoquent doublement le nom : Trosselli, primitivement Trosello, de même que les français trousse, primitivement torse, puis trosse, et torsel, puis trossel, trousseau, désigne un assemblage de choses liées, comme une trousse d'herbe, un ballot d'étoffe, un paquet de drap, etc.

VANEY ou VANNAY 1

Nom de famille rappelant un ancien métier: vannier. Le nom a passé par de nombreuses variantes: Vanerii, Vannery, Vanery, Vanney, Vaney, Vanay, Vannay. Famille citée dès le XVe siècle à Muraz, Vionnaz, MOnthey et dans les vallée d'Illiez. Nombreux notaires, magistrats, ecclésiastiques. Maurice Vaney, de Vionnaz, est reçu Communier de Saint-Maurice le 10 juin 1696 (300 florins). Des rameaux de la famille Vannay de Vionnaz ont été naturalisés à Vouvry en 1898, Zurich en 1954, Aigle en 1956, Satigny (Genève) en 1956, Lancy (Genève) en 1962.

I.- D'or à 3 quartefeuilles d'azur boutonnées d'or, rangées en bande entre 2 cotices d'azur. (Armorial valaisan.)

VANEY ou VANNAY 2

II.- Ecartelé : aux I et IV palé d'argent et d'azur de 6 pièces; aux II et III d'azur au cerf passant d'or, le cerf du III contourné; sur le tout un écusson d'or à l'aigle bicéphale couronnée de gueules. Variante: une terrasse de sinople sous le cerf. (Armorial valaisan.)

VEILLON

Famille considérée, Bourgeoise de Bex dès 1261, dont Pierre Veillon est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 1er septembre 1527 (10 florins, monnaie de Savoie). Au XVIIIe siècle la famille acquiert des droits de Bourgeoisie à Aigle, Noville  et Rennaz; au XIXe, elle essaime à Bâle, Zurich, Genève et en France. Cette famille, toujours florissante, a donné 6 châtelains et 17 syndics de Bex, 1 conseiller national, 1 conseiller d'Etat vaudois, 4 colonels, et, avant la Réforme, 2 ecclésiastiques, dont Antoine, curé de Vouvry en 1508.

De gueules au monde cerclé, cintré et croisé, cantonné en chef  de 2 étoiles à 5 ou 6 rais, le tout d'argent. (Armoriaux valaisan et vaudois.)

Armes connue dès 1546.

VEUTHEY ou VAUTHEY

Le nom de famille Veuthey, plus anciennement Vauthay, Vauthey, Veuthey, dérive de l'ancien prénom Vauthier ou Gauthier, Walter ou Gualterus. Une famille de ce nom est connue dans la vallée de Salvan, aux Marécottes et à Giétroz, de 1300 à 1900 environ; Claude-François Veuthey, de Salvan, est reçu Communier d'Alesses (Dorénaz) le 1er mai 1801, et sa descendance y existe encore. A Vionnaz, une famille de même nom, connue depuis le XVIe sièècle, est toujours florissante. Denis Vauthey est reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 1er novembre 1744 (1500 florins).

D'or à la fasce d'azur surmontée d'une aigle couronnée de sable, et soutenue d'un sautoir de gueules. (Armorial valaisan.)

Armes provenant probablement d'une officine italienne.

La famille de Dorénaz-Salvan porte d'autres armes.

VIEUX ou VETERIS

Famille qui serait originaire de Lutry et qui serait issue d'une famille vaudoise encore existante du nom de Warnery. La famille Veteris à joué un rôle considérable aux XVe et XVIe siècle à Monthey, Thonon et Annemasse. Jean Veteris qui reçut des parents de noblesse d'Amédée VIII, le 26 mars 1431, possédait des biens à Troistorrents, une maison à Genève au quartier de Rive, une autre à Annecy, où il teste en 1451 en se disant Bourgeois de Genève et de Monthey. Rollet, major de Monthey, vend en 1572 et 1574 ses biens du Valais, y compris ses droits seigneuriaux à Illiez, épouse en 1573 Jacqueline de Vhissé à Annemasse et se fixe définitivement en cette ville où sa descendance s'est perpétuée jusqu'en 1785. La famille Vieux d'Illiez et Champéry, encore existante, est probablement issue de la famille précédente, ainsi qu'une autre branche établie à Saint-Maurice au XVIIe siècle déjà, où Jacques est reçu dans la Confrérie de Saint-Louis en 1826; cette branche s'éteint dans la seconde moitié du XIXe siècle.

D'argent au sapin de sinople, fûté au naturel, sur un mont d'un seul coupeau de sinople, au chef d'azur chargé de 3 étoiles à 6 rais d'or. (Armorial valaisan.)

Armes indiquées par d'Angreville. Elles sont une variante des armes Warnery connues dès le XVIIe siècle, et qui jouent sur le nom, vuarne étant un mot dialectal romand pour désigner le sapin blanc.

VITTOZ

Cette famille tire son nom du prénom Victorius, d'où: Victoz, Vitoz, Vizzoz. Elle paraît originaire de Thollon en Chablais, d'où elle s'est répandue à Thonon, Brenthonne, Lugrin, Saint-Jean d'Aulps, La Clusaz, Villars-sur-Thônes, Talloires. La branche de Brenthonne a essaimé avant 1570 à Froideville, dans le canton de Vaud, où elle est encore florissante. De Saint-Jean d'Aulps sont venus en Valais, à Saint-Maurice, vers la fin du XVIIIe siècle, les deux frères Jean-Joseph et Joseph; un descendant de Jean-Joseph, nommé aussi Joseph, fut agrégé à la Bourgeoisie en 1871. La famille passa ensuite à Aubonne (Vaud), où naquit Georges Vittoz (1889-1945), qui s'établit à Bourgy-Villars et devient magistrat local, puis député au Grand Conseil (1929-1935), enfin préfet d'Aubonne (1935-1944). La famille continue à Paris.

D'azur au chevron versé d'or, surmonté d'un soleil figuré et rayonnant du même, accompagné en pointe d'une champagne ondée d'argent. (Académie Chablaisienne: Armorial ms. J. Baud.)

Le chevron versé est un V stylisé et représente l'initiale du patronyme. La champagne ondée rappelle sans toute Thollon sis sur la rive du lac Léman. Comme cimier, ces armes sont surmontées soit d'un soleil d'or naissant, qui rappelle le soleil des armes, soit d'une Victoire issante qui évoque le patronyme.

La famille vaudoise de Froideville porte d'autres armes créées en 1948.

VOËFFRAY

Nom dérivé de l'ancien prénom germanique Wilfredus, Wifredus, Vuiffredus, par les formes Wuiffray employée en 1596, Vuifrey en 1628. Vieille famille de Vérossaz encore existante, qui apparaît avec Maurice Wuiffray alias Rolet en 1596, et dont plusieurs branches descendirent à Saint-Maurice, notamment Maurice Voëffray, qui adhère à la Confrérie de Saint-Louis en 1791; André-Emmanuel, capitaine en 1816; Jacques-Joseph-Marie (1810-1860), neveu du précédent, prêtre, professeur à Sion en 1837, curé d'Evolène, Riddes et Port-Valais; Maurice-Sigismond, frère du précédent, notaire, reçu Bourgeois de Saint-Maurice le 5 mars 1842. A la même date furent aussi admis Jean-Louis et Hyacinthe, puis Jean-Claude en 1850 (400 écus). Un rameau de la famille de Vérossaz a acquis droit de cité à Genève en 1944.

D'azur à la couronne d'or surmontée de 3 étoiles à 6 rais du même rangées en fasce, accompagnée en pointe d'un fascé-ondé de 4 pièces d'argent et de gueules, le tout entouré d'une bordure d'or. (Armorial valaisan.)

Ces armes, reproduites en 1815 par le Dr Bonaventure Bonvien, de Sion, allié à Marie-Catherine-Elisabeth Voëffray, sœur des susdits notaire et ecclésiastique, semblent provenir d'une officine italienne.

VUILLOUD

Le nom de cette famille paraît dériver des anciens prénoms Vuillelmus ou Villulfus. Ancienne famille originaire de Prapery ou Prauperey, hameau de la paroisse de Troistorrents, dont elle porta primitivement le nom comme il apparaît avec Jean de Pratopiri, dont le fils Rodolphe vivait en 1329. La famille se répand dans toute la région, notamment à Monthey où Guillaume est reçu Bourgeois le 8 avril 1435. Le nom actuel apparaît avec Antoine de Properey alias Vulliod, cité de 1489 à 1537, puis Claude Wuilliodi, notaire, de 1502 à 1525. A MOnthey, et Collombey, la famille donne plusieurs notaires, syndics et magistrats. Jacques fonda vers 1718 une branche à Saint-Maurice, et Etienne, une branche à Sion au XIXe siècle. Les branches bourgeoises de Monthey et de Saint-Maurice orthographient leur nom Vuilloud; celles de Collombey et de Sion, Wuilloud. Maurice, de Saint-Maurice, secrétaire bourgeoisial, député depuis 1969.- Famille bourgeoise domiciliée (1970).

De sinople à 3 poires d'or tigées et feuillées du même, posées en barre, rangées 2 et 1, surmontées d'une devise d'argent, le tout entouré d'une bordure d'or. (Armorial valaisan.)

Ces armes font allusion au lieu d'origine et au nom primitif: de Pratopiri, pratum piri: le pré du poirier. 

Les branches Wuilloud portent d'autres armes.

YOST

La famille Yost ou Jost tire son nom du prénom Jodocus, en français Jodoc ou Josse, en allemand Jost. Famille d'Ernen qui joua un rôle en vue du XVIe au XIXe siècle, fournit de nombreux majors de Conches et gouverneurs en Bas-Valais, reçut du pape Clément X en 1615 le titre de chevalier de l'Eperon d'or. Jacques-Joseph, marchand, fut reçu Bourgeois de Martigny en 1719 et fonda une branche distinguée, éteinte en 1844. Pierre-François-Joseph, petit-fils du précédent, épousa en 1772 Marie-Elisabeth de Quartéry et se fixa à Saint-Maurice, dont il reçut la Bourgeoisie le 28 janvier 1786 (20 louis). Son fils Jospeh-Arnold (1781-1854) fut officier aux services d'Espagne et de France, chevalier de l'Ordre royal d'Espagne et de la Légion d'honneur, il épousa en 1816 Sophie de Preux, fut président de la ville et du dizain de Saint-Maurice de 1845 à 1847, mourut é Bourg (Ain) en 1854, ne laissant que des filles: Louise, épouse de Camille de Werra, et Elisa, épouse de Charles de Stochalper.

D'azur à la molette d'or accompagnée en pointe de 3 monts rocheux de sinople ou d'argent. (Armorial valaisan.)

la famille Jost d'Ernen porte: D'azur à l'étoile à 6 rais d'or soutenue de 3 monts rocheux d'argent. L'étoile est remplacée par une molette bien caractérisée sur deux sceaux de la branche de Saint-Maurice.

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